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 « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »

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Anoki

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MessageSujet: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Sam 20 Aoû - 14:39




S'enfuient les ombres...
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Anoki entrouvrit les yeux, l'esprit encore tout embrumé de son récent sommeil. L'aube pointait à peine. Sans doute étais-ce les cris des jeunes enfants indiens qui l'avaient tiré de son dernier rêve. Les bambins s'amusaient gaiement à courir tout autour des tipis en agitant bêtement les bras, tout en pourchassant un pauvre chien qui craignait de se faire tirer les poils par cette bande d'importuns. Il trouva malin de filer entre les membres de l'étalon encore somnolent pour faire diversion avant de se réfugier sous le couvert de la forêt voisine. Anoki, voyant arriver sur lui tout le régiment de petits polissons, jeta aux vents fatigue et dignité et s'enfuit droit vers son cavalier.

Bidziil était assis devant son tipi. Il observait humains et chevaux s'agiter à mesure que l'aube pointait. Lorsque sa monture vint coller ses naseaux contre son bras pour chercher son attention, il se leva et lui gratta habilement la base des oreilles, avant de lui tapoter l'encolure. Il finit par sauter vivement sur le dos de l'étalon et, après un signe pour annoncer son départ à sa tribu, pressa ses flancs de ses talons.

Anoki n'hésita pas plus longtemps et partit d'un galop léger. Il ferma un instant les yeux en savourant la caresse de la brise sur sa silhouette musclée, et dans ses crins ondulés à l'image de cascades divines. Mais il les rouvrit bien vite en sentant son cavalier se pencher, et évita de justesse un buisson dans lequel il s'apprêtait à foncer inconsciemment.
Le camp indien était déjà loin, et le chef lakota décida de ne pas épuiser son malicieux étalon. Il le fit ralentir jusqu'à ce qu'il prenne le pas. Même si Anoki aurait voulut continuer à galoper, il obtempéra, non sans montrer son mécontentement d'une petite ruade qui, même légère, déséquilibra quelques peu Bidziil. Celui-ci gronda quelques mots entre ses dents, et, même si le Noir ne comprit rien, il sût que son cavalier se montrait ronchon sans vraiment l'être. Il ne parvenait pas à se mettre en colère contre cet étalon qu'il adorait.

Bidziil dirigea Anoki vers la Plage aux Vents, où il comptait sans doute ramasser quelques coquillages pour que les femmes indiennes les brodent sur des parures guerrières. Il avait d'ailleurs emporté avec lui une besace vide. Les deux indiens parvinrent à la plage dans la matinée. Là, ils eurent la surprise de voir que la mer s'était retirée et continuait à descendre. Avant même que son cavalier ne descende, Anoki décida de s'aventurer là où auparavant se trouvait la mer. Emportant sur son dos Bidziil, qui n'était pas très rassuré à l'idée que la marée remonte, il se mit à trotter vivement, espérant aller le plus loin possible sur cette plage humide qui s'offrait à lui. Bien vite, il prit le galop. L'eau peu profonde s'enroula autour de ses sabots tandis qu'il continuait sa progression. Bientôt, elle lui arrivait jusqu'au poitrail, et il songea à faire demi-tour. Mais il lui semblait qu'elle baissait encore, alors il continua, jusqu'à ce que la silhouette d'une île se profile face à lui. Après une brève hésitation, il continua, se demandant ce que pouvait bien abriter ce lieu qui lui était inconnu. Mais il lui fallut, au bout d'une petite centaine de mètres sans doute, se mettre à nager.

Il s'arrêta, indécis, et Bidziil en profita pour le diriger vers un espèce de petit îlot où seul un arbre et un peu d'herbe à son pied poussaient, afin de le sortir un peu de l'eau pour qu'il se repose. Mais Anoki n'avait pas dit son dernier mot, et, sitôt son indien à terre, il plongea et fila droit vers l'île qui n'était plus si loin. Ignorant les appels de Bidziil, Anoki finit par atteindre la plage de l'île. Il s'ébroua pour chasser l'eau salée de ses naseaux, et se secoua complètement, avant de se redresser pour observer les environs. A côté de la plage se dressait une épaisse forêt verdoyante. Le Noir s'y engouffra et décida de faire le tour de l'île.



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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Sam 20 Aoû - 16:26

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Le soleil était à peine levé quand un homme grassouillet rentra dans les écuries, en fonçant sur le cuivré. Il dut, tiré celui-ci de son profond réveil. L'alezan eut donc dut mal à se lever et une fois cette tâche accomplit il fut emmené par le dénommer Colt au poste d'attache. Il reçut une maigre ration, qu'il engouffra rapidement, pendant que L'homme s'affairait autour de lui; un coup de brosse par là , un autre par-ci et enfin Colt vérifia les quatre sabots. Quand Colt passa devant l'alezan ce fut pour mettre un produit dans son œil invalide, il en profita d'ailleurs pour lui glisser une petite caresse sur le chanfrein... Une fois cette rapide préparation terminée, le grassouillet mit l'équipement sur le dos de l'étalon et lui fit enfiler le filet.

Le temps était agréable; ni trop frais ni trop chaud. L'homme dirigea l'étalon en direction de la plage. Après une longue marcha agréable, ou le seul bruit qui résonnait était celui des sabots de l'alezan, qui frappait le sol, ils arrivèrent enfin dans une petite foret qui menait directement à la plage. Ils traversèrent celle-ci au pas, tranquillement. Quand enfin l'alezan sentit le sable sous ses sabots, il partit au grand galop, sans attendre les directives de Colt. Celui-ci fut déstabilisé au début puis se détendit peu à peu. Enfin il reprit les commandes et arrêta Hurri'. Il descendit de celui-ci et enleva son équipement, comme à chacune de leurs sortit. Mais l'étalon n'était pas décidé à partir et colla l'homme jusqu'à que celui-ci réagisse. L'homme hésita une seconde puis monta, non sans mal, sur le dos de l'alezan en lui laissant le libre choix de la direction.    

Hurricane en profita pour aller sur le lieu le plus intriguant de la plage, que l'on pouvait remarquer, la mer étant basse. Il prit un trot énergique puis un petit galop, pendant que l'homme s'occupait à essayé de s'accrocher à son cheval comme il le pouvait. Hurricane augmenta son allure, intrigué par une forme humaine qui se dressait au loin. Hurri' s'en approchait de plus en plus et pu ainsi confirmé que c'était bien un humain qui abordait d'étranges parurent. L'étalon fit volte face se dirigeant ainsi sur l'autre homme. Quand il fut arrivé à quelques mètres de celui-ci, L'alezan s'arrêta d'un seul coup freinant du plus qu'il pouvait, tout en gardant l'encolure baissé : l'homme logé sur son dos passa par-dessus son encolure et se retrouvait maintenant face contre terre à côté de l'étranger. L'étalon se cabra en hennissant de joie ou plutôt pour se moquer de son cavalier.

De son œil valide il aperçut une île plus loin, bien décidé à y aller, il sprinta , utilisant son allure la plus vive pour y aller. Quand enfin il mit la patte sur l'île, il s'écroula de rire pansant à la tête que Colt devait à présent faire. Son rire dut résonné dans toute l'île. Il se reprit, et commença à faire le tour de cette magnifique île. Il avançait vite et aperçut bientôt un cheval noir. Il était de bonne humeur et décida de se présenter à celui-ci :

« Bonjour, que faites-vous ici ? L'humain sur l'îlot est donc à vous ? »

Il pouffa de rire puis, reprit son sérieux regardant son interlocuteur, enfin le dos de celui-ci.




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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Mar 23 Aoû - 14:24




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Le Noir allait d'un pas tranquille, appréciant la brise agréable aux parfums salés, les rayons chauds du soleil perçants à travers l'épaisse voûte des arbres verdoyants. Les oiseaux pépiaient là-haut, dans leur joyeux et léger bonheur. Si seulement tous pouvaient être aussi heureux que les oiseaux, il n'aurait pas à souffrir tant.
Anoki observait des ruines couvertes de lierre qui s'enroulait sur les pierres taillées, à moitié dissimulées sous les buissons et les plantes.

« Bonjour, que faites-vous ici ? L'humain sur l'îlot est donc à vous ? »

La voix venait de derrière lui. Il fit volte-face, surpris, et se retrouvait nez-à-nez avec un mâle alezan cuivré d'environ sa taille. Il avait la crinière coupée, et sentait les humains du Fort. Un cow-boy. Il ne semblait pas hostile, pourtant, et Anoki lui adressait un grand sourire, la surprise passée.

« Celui qui a déguisé sa tête en oiseau avec ses plumes, oui. Je m'appelle Anoki, et toi ? »



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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Mar 23 Aoû - 15:27

Anoki et HurricaneRP
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« Celui qui a déguisé sa tête en oiseau avec ses plumes, oui. Je m'appelle Anokiet toi ? »

Le Mâle noir avait répondus plutôt sympathiquement, appuyant ses paroles d'un grand sourire. L'Alezan observait désormais le noir, qui semblait recouvert de petits flocons de neiges, son toupet quand à lui était  blanc. On pouvait remarquer qu'il avait des yeux verts pommes qui contrastaient avec sa robe mélangé. Quelques décorations constitué de nombreuses  plumes et de peintures colorées finissaient le noir. C'était donc un indien, ce fus en tout cas la conclusion que j'en tirais.

« Ton humain est donc plus tout seul »

Je pouffe de rire en pensant à Colt, puis reprend :

« Moi c'est Hurricane, enchanté. »

Je regardais l'île qui se dressait sous mes sabots, les nombreux arbres offraient de l'ombre, le climat y était donc agréables. Nombres de petits animaux volants chantaient, contribuant à rendre l'île plus enchanteresse qu'elle l'était déjà et conservant ainsi le côté mystérieux offert par les nombreuses ruine, peu à peu grignoter par la végétation. Si l'occasion se présentait et que je serais seul, je piquerais sûrement une petite sieste. Mais j'étais en compagnie d'Anoki. Quand j'eus finit d'observer les alentours, je revins alors sur mon sujet principal :

«  Que faites-tu ici, sur cette petite île ? Tu connais l'endroit depuis longtemps ? »

J'avais envie d'en savoir plus sur l'étranger qui désormais se dréssait face à moi.




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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Jeu 25 Aoû - 20:52




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L'alezan jaugea Anoki des oreilles aux sabots. Il effleura du regard ses parures indiennes, et le Noir, fier d'appartenir à sa tribu, redressa l'encolure.

« Ton humain n'est donc plus tout seul, pouffa finalement l'autre. Moi c'est Hurricane, enchanté. »

Son regard vagabonda sur le paysage, comme le mien plus tôt. Admirait-il également l'élégance de ce lieu, et son air sauvage et inexploré ? Ressentait-il cette impression de calme et d'apaisement, cette sérénité qui émanait de ce lieu ? C'était comme si le temps s'arrêtait, ici. C'était comme si tout cela avait des siècles, des millénaires, et pourtant, à la fois, seulement quelques années. Tout était inerte, rien ne bougeait, et tout aurait été silencieux sans le chant des oiseaux. Pourtant, on devinait tout autour de nous la vie, dans chaque arbre, dans chaque feuille, dans les aspérités et les fissures entre la roche des ruines. C'était un monde bien étrange dans lequel les deux équidés se retrouvaient.

« Que faites-tu ici, sur cette petite île ? Tu connais l'endroit depuis longtemps ? » demanda, au bout d'un long silence, le dénommé Hurricane.

Anoki reportait son attention sur lui et, tout en secouant négativement la tête, lui répondait tranquillement :

« Non, c'est la première fois que je viens ici. Nous venons rarement à la plage, nous pêchons dans les eaux douces et ce n'est normalement pas le rôle du chef de ramasser des coquillages pour les femmes. »

Le Noir émit un petit rire. Bidziil était loin d'être un chef comme les autres, toujours formels et ennuyeux. C'était un homme qui serait capable de se mettre à effectuer les tâches réservées aux femmes pour le bonheur de sa tribu. Ça n'aurait nullement étonné Anoki s'il se mettait un jour à se vêtir de robes en clamant haut et fort que les pantalons nécessitaient plus de cuir qui aurait pu servir à d'autres choses.

« Mais, demanda-t-il soudainement, ton cavalier est un cow-boy, non ? J'ai peur qu'ils ne se mettent à se battre, tu connais les rivalités entre nos deux peuples... Bidziil est un vrai guerrier, et si ton humain est une menace pour notre tribu, il pourrait lui faire du mal... »

Craignant que ses paroles ne deviennent réalité, Anoki s'élançait au galop en espérant arriver à temps. Mais, se rendant soudain compte qu'il était parti dans la mauvaise direction, il fit une brusque pirouette sur ses postérieurs puissants et repassait comme une flèche d'ébène à côté de Hurricane pour rejoindre la plage.
Il galopa quelques bonnes minutes, ignorant si l'alezan l'avait suivit, et stoppa net en arrivant sur le sable. L'eau, qui à son arrivée laissait apparaître des rochers et autres choses de ce genre léchait désormais ses sabots, atteignant presque le niveau des premiers arbres. La marée était remontée pendant qu'il faisait le tour de l'île !

Et - horreur ! - au loin se trouvait un minuscule îlot sur lequel était juché un arbre solitaire. Et, abrités du soleil à l'ombre de l'arbre, deux silhouettes bipèdes étaient assises l'une en face de l'autre et semblaient entretenir une conversation virulente et colérique. Les seuls mots à peu près compréhensibles qui parvenaient aux oreilles du Noir semblaient être des insultes. Epouvanté, Anoki se prépara à plonger pour nager, ne sachant si la distance ne lui serait pas trop épuisante. C'est alors que la légère brise s'accentua et qu'il distingua une moitié de phrase qui se perdit dans le bruit du ressac :

« ... Idiot ! Il ... me faire des coups comme ça ... et je regretterais presque de l'avoir prit comme monture ! »

Le Noir manqua de s'écrouler de soulagement. Bidziil n'était pas en train d'adresser à l'autre humain des paroles haineuses, mais de lui vanter les exploits de son étalon turbulent. Il n'avait pas dût beaucoup apprécier de se retrouver seul sur l'îlot et d'y être à présent coincé à cause des facéties d'Anoki. Ce dernier ne pu retenir un gloussement amusé et tourna la tête pour voir si Hurricane l'avait suivit.



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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Jeu 25 Aoû - 22:12

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« Non, c'est la première fois que je viens ici. Nous venons rarement à la plage, nous pêchons dans les eaux douces et ce n'est normalement pas le rôle du chef de ramasser des coquillages pour les femmes. »

Hurricane hocha pensivement la tête, puis redressa légèrement l'encolure, prêt à répliquer une phrase. Quand il fut soudainement coupé par l'étalon noir jais.

« Mais, demanda-t-il soudainement, ton cavalier est un cow-boy, non ? J'ai peur qu'ils ne se mettent à se battre, tu connais les rivalités entre nos deux peuples... Bidziil est un vrai guerrier, et si ton humain est une menace pour notre tribu, il pourrait lui faire du mal... »

Hurricane voulut dire que son humain n'était pas du genre à avoir le sang chaud, mais déjà Anoki, était parti au galop. Dans la mauvaise direction pensa-t-il, le noir dut aussi le remarquer, car il se stoppa net et fit une pirouette, utilisant ces puissants muscles pour ne pas perdre son impulsion. Il repassa à vive allure devant l'alezan. Hurricane hésita une seconde puis décida de le suivre ; Cependant, l'autre était déjà assez loin. Hurri' prit donc un petit galop, suivant des yeux le noir qui se trouvait loin devant lui. Il profita de cette petite course pour observer, un peu, les nombreux arbres qui désormais l'entourais. Il arriva dans un pas discret ,quelques temps après anoki au bord de l'île. Celui-ci se trouvait devant lui et avait l'air de ne pas l'avoir entendu arriver. Il observait les deux hommes qui se trouvaient sur l'îlot.

Curieux le cuivré tendit les oreilles pour entendre des morceaux de leur conversion qui semblait agitée. L'indien prit alors la parole :

« ... Idiot ! Il ... me faire des coups comme ça ... et je regretterais presque de l'avoir prit comme monture ! »

Hurricane pouffa de rire. L'étalon ébène se retourna comme pour révifier si Hurricane l'avait suivi ou pas. Hurricane s'avança alors pour se placer à côté d'Anoki. Il attendait la réaction de son cavalier, qui se fut entendre quelques minutes après :

« Le mien n'est pas mieux... Il... débile monture ! Il me connait pourtant, mais je suis sûr qu'il en fait exprès... Ce n'est pas possible autrement... »


La conversation fut alors coupée par la turbulence de la mer qui ne cessait de montée. Hurricane explosa de rire puis prit la parole :

« Cet humain là ne ferais pas de mal à une mouche... Enfin peut être finalement. Mais il n'est pas méchants! Les humains ont d'étrange réactions aujourd'hui ! »

Puis l'alezan fixa l'eau qui était montée :

« heu...Tu as vu l'eau ? Elle est beaucoup montée non ? Pour sortir de l'île ça ne va pas être facile... »

L'alezan regardais la mer tout en pensant que cela allait mémé être impossible ; les courants avaient l'air turbulents...    




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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Ven 26 Aoû - 20:24




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Hurricane était là, en retrait. Il pouffait, ayant sans doute entendu les paroles ronchonnes de Bidziil. Il s'approcha et s'arrêta à aux côtés du Noir, et tendit l'oreille en guettant la réponse de son propre cavalier, qui ne tarda pas. L'humain, qui semblait doué d'un certain embonpoint, s'exclama à son tour sur un ton de réprimande, râlant après sa monture à la robe rousse, qui lui avait apparemment joué des tours à l'instar d'Anoki à son indien.

« Cet humain-là ne ferait pas de mal à une mouche... Enfin peut-être finalement. Mais il n'est pas méchant ! Les humains ont d'étranges réactions aujourd'hui ! Hurricane jeta un regard à l'eau et sembla s'apercevoir qu'elle avait monté au point de recouvrir ce qui avait été une plage à mon arrivée. Heu...Tu as vu l'eau ? Elle est beaucoup montée non ? Pour sortir de l'île ça ne va pas être facile... »

Je jetais un regard à l'eau à mon tour, qui ne semblait pas monter plus. Anoki avait souvent voyagé, et vu les marées. Il avait également déjà entendu les indiens évoquer ces moments où la mer se retirait, et où ils en profitaient pour aller sur la plage et voir s'ils pouvaient y récupérer des choses comestibles ou des coquillages pour les parures. Le Noir connaissait donc ce phénomène qui pousse les eaux à se retirer et à revenir dans un éternel mouvement.

« Je pense même que nous n'y parviendrions pas si l'on se jetait à l'eau maintenant. Je connais assez bien la mer - j'ai souvent voyagé dessus - et je sais qu'elle est pleine de forts courants. Et même dans une eau calme, je doute que l'on soit suffisamment endurants et entraînés à la nage pour regagner la plage. On atteindrait tout juste les deux idiots là-bas. »

Anoki marqua une pause. En jetant un regard vers les humains, il s'était aperçu qu'ils les avaient - ou du moins, semblait les avoir - repérés. Le Noir voyait Bidziil se relever et faire de grands signes, apparemment en braillant quelque chose. Mais le vent avait tourné et les deux équidés n'entendaient plus rien, bien que Anoki devina sans mal qu'il déblatérait tout un tas de jurons et de menaces à son égard.

« Je ne sais pas pour toi, mais personnellement, j'ai bien envie de les laisser faire connaissance sans nous. Et puis, cette île n'est pas si mal. Nous n'avons qu'à attendre ensemble la marée basse pour traverser de nouveau. »

Anoki plissa les yeux pour apercevoir la Plage aux Vents. Elle paraissait si loin ! Il parvint, non sans mal, à distinguer les arbres agités par la brise. Soudain, une forme mouvante attira son attention. Il pu découvrir la silhouette d'un humain qui avançait là-bas. Celui-ci s'arrêta soudain, comme marquant une hésitation, et le Noir crut le voir tourner la tête de tous les côtés avant de reprendre son chemin et de se pencher vers le sol. Il se releva en tenant dans ses bras quelque chose. Anoki distingua une selle et, retenant un petit rire, comprit qu'il s'agissait du harnachement de Hurricane qu'un humain, sans doute un nomade opportuniste, était en train de voler.



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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Sam 27 Aoû - 15:09

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« Je pense même que nous n'y parviendrions pas si l'on se jetait à l'eau maintenant. Je connais assez bien la mer - j'ai souvent voyagé dessus - et je sais qu'elle est pleine de forts courants. Et même dans une eau calme, je doute que l'on soit suffisamment endurants et entraînés à la nage pour regagner la plage. On atteindrait tout juste les deux idiots là-bas. »


Hurricane hocha singulièrement la tête, tandis que le noir, lui reprit la parole :

« Je ne sais pas pour toi, mais personnellement, j'ai bien envie de les laisser faire connaissance sans nous. Et puis, cette île n'est pas si mal. Nous n'avons qu'à attendre ensemble la marée basse pour traverser de nouveau. »

L'alezan était lui aussi de cet avis. Il tourna la tête vers Anoki, pour l'apercevoir de son œil valide :

« Oui, j'aimerais bien l'explorer un peu, je suis sûr qu'il y a pas mal de bonnes choses ici. »


Le cuivré n'attendit pas la réponse du cheval indien pour tourner le dos et avancer en direction du centre de l'île, entouré par une dense et épaisse foret. Il continua ça marche au pas, calme et sûrement lente, appréciant l'atmosphère de cette somptueuse foret, où les feuilles venaient doucement caresser son pelage cuivré. Après quelques minutes l'alezan s'arrêta dans un endroit qu'il reconnaissait plus ou moins, rassemblant plus ou moins à l'autre lieux où il avait rencontré le noir. Mais l'endroit apportait tout son lot de différences, autant dans les nombreux arbres, qui semblait filtré toute la lumière présente, autant dans les restes de ruines qui semblaient plus fragiles que les derniers, comme si l'érosion s'en avait déjà occupé. L'alezan s'avança un peu puis observa longuement ce qui se trouvait devant lui. Bientôt son ventre gargouilla et il remarqua que quelques arbres contenaient  quelques fruits qui avaient l'air juteux et surtout délicieux. Il voulut s'avancer pour en attraper un, prévenant sa nouvelle connaissance, qu'il avait de quoi ce régaler :

«  Il y a des fruits par ici, ils sont assez bas : on peut les attraper pour les manger »


Puis il se rendit compte, qu'il n'avait même pas attendu Anoki. L'étalon se retourna tout en pensant qu'il était idiot, puis attendit patiemment de voir si le Noir l'avait suivit ou non .   




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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Lun 29 Aoû - 0:45




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Hurricane tourna la tête à un angle étrange. Pourquoi diable faisait-il pareille grimace ? Anoki ne comprit pas, jusqu'à ce qu'il s'attarde sur l’œil droit de l'alezan, celui qui était de son côté. Il était d'un bleu grisâtre étrange, et semblait n'avoir plus de pupille. Un œil aveugle et inutile. Le Noir fut surpris de découvrir seulement à cet instant que son interlocuteur était borgne. Il ne réagit pas lorsque, après avoir réussi en courbant l'encolure à voir le kerry bog de son œil valide, le cuivré répondit.

« Oui, j'aimerais bien l'explorer un peu, je suis sûr qu'il y a pas mal de bonnes choses ici. »

Sur ces paroles, il fit demi-tour et s'enfonça à nouveau entre les arbres. Anoki, reprenant ses esprits en s'ébrouant, furieux contre lui-même, hésita. Il jeta un regard en arrière, vers là où était partit son compagnon d'infortune, puis vers Bidziil qui semblait l'appeler tout en accompagnant la voix de grands gestes. Serait-il capable de nager jusque là-bas, et de ramener son cavalier sur l'île ? Et s'il s'était trompé, si la marée montait toujours ? Si Bidziil était en danger ? Comment pouvait-il songer à l'abandonner, si frêle et sans défenses contre l'océan si vaste ?
Mais Anoki dut se faire une raison. Il était fort, il était endurant, mais il ne pourrait parvenir à faire un aller-retour entre l'île et l'îlot alors qu'il était déjà essoufflé par son récent galop paniqué. De plus, il ne pouvait laisser un humain, même un de ses ennemis, seul et désarmé. Et comment diable pourrait-il transporter ces deux-là ou faire deux trajets jusqu'à eux ? Non, il mourrait d'épuisement avant même d'avoir ramené Bidziil.
La monture indienne décida finalement à contrecœur, après un regard un peu désolé vers son humain, de le laisser en compagnie de l'autre. Il fit volte-face et partit au galop sur les traces de l'alezan cuivré, ignorant les appels de son cavalier.

Après quelques instants de galop, je ralentissais en apercevant la silhouette brune entre les arbres.

« Il y a des fruits par ici, ils sont assez bas : on peut les attraper pour les manger. »

J'entendis les paroles du cuivré, affaiblies pas la distance. Soudain, il se retourna avec un air gêné, comme conscient du fait que je n'étais pas à ses côtés. J'accélérais légèrement mon pas pour franchir les derniers mètres qui nous séparaient encore et m'arrêtai près de lui.

« Désolé. Je n'aime pas l'idée que Bidziil - mon cavalier - soit coincé sur cet îlot... Ce n'est qu'un humain, ça pourrait être dangereux... »

Je fis taire mes inquiétudes en m'ébrouant et redressai l'encolure avant de jeter un regard à Hurricane.



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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Mar 30 Aoû - 0:33

Anoki et HurricaneRP
S'enfuient les ombres

« Désolé. Je n'aime pas l'idée que Bidziil - mon cavalier - soit coincé sur cet îlot... Ce n'est qu'un humain, ça pourrait être dangereux... »

A ces paroles, Hurricane détourna la tête vers Anoki, qui venait tout juste d'arriver. Il prit le temps de réfléchir avant de donner une réponse, qui puisse ne serait-ce qu'un petit peu apaisé l'autre.

« Ce n'est pas grave. Ils s'en sortiront, ce sont justement des  humains, ils sont assez rusés pour se débrouiller seul, non ? De toute manière on ne peut plus rien pour eux, que l'on le veuille ou pas. Je suis sûr qu'ils trouveront une solution, ils sont, tous deux, loin d'être imbécile. »


L'alezan avait dit cela d'une voix plutôt douce, même assuré en fait. Pour lui il n'y avait aucune inquiétude à avoir concernant les deux humains coincé sur l'ilot ; si les humains étaient assez intelligents pour attraper et domestiqué des chevaux, ce qui lui fut difficile à admettre pour Hurri', ils le sont aussi assez pour survivre sur un ilot. Après cette petite réflexion, le ventre de l'alezan décida de réclamer son dut, réclamant la nourriture qui se trouvait devant lui, dans un bruit assourdissant.

« Tu n'as pas faim toi ? »

Demanda le borgne à l'étalon qui était dressé non loin de là. L'alezan se rapprocha des arbres fruitiers, tout en regardant les fruits aux couleurs flamboyantes qui se trouvaient dans ceux-ci. Il y avait un peu de tout, de quoi ce régaler, entre l'herbe grasse qui ornait le sol fertile et les fameux fruits si appétissants. Il secoua l'encolure puis se décida à prendre un peu d'herbe, qu'il mâchonna puis avala goulûment, comme s'il n'avait pas mangé depuis des lustres. Il releva la tête en direction d'Anoki, en reportant son attention sur celui-ci.




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Anoki

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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Mar 30 Aoû - 2:03




S'enfuient les ombres...
Anoki & Hurricane


Laissant son regard balayer aux alentours, Anoki aperçut à côté du mâle alezan plusieurs pommiers magnifiques, comme on en trouvait quelques-uns sur les terres indiennes. Mais, sur ces terres, les équidés s'en délectaient, et n'étaient pas les seuls. Tandis qu'ici, dans cet endroit isolé, les branches aux feuilles verdoyantes ployaient sous le poids de fruits d'un rouge vif et irrésistible. Un fort parfum sucré et terriblement enivrant s'en dégageait, comme pour défier avec malice et ironie les voyageurs égarés de passer leur chemin sans goûter à ces délices rougeoyants.

« Ce n'est pas grave. Ils s'en sortiront, ce sont justement des  humains, ils sont assez rusés pour se débrouiller seul, non ? De toute manière on ne peut plus rien pour eux, que l'on le veuille ou pas. Je suis sûr qu'ils trouveront une solution, ils sont, tous deux, loin d'être imbécile. »

Hurricane avait le regard luisant de quelqu'un de franc. Si sa voix était rassurante, il croyait en ses mots. Anoki y puisa la force de vaincre son inquiétude, et adressa un sourire sincère et amical à l'alezan, et s'apprêta à ouvrir la bouche pour lui demander si goûter à ces fruits ne le tenterait pas au lieu de rester à discuter. Il fut brusquement coupé par un énorme gargouillis provenant apparemment de l'estomac affamé de son interlocuteur. Le Noir réprima un éclat de rire, qui s'échappa néanmoins sous la forme d'un gloussement étrange et peu élégant. Ils devaient former un beau duo, tous les deux !

« Tu n'as pas faim toi ? » s'enquit le cuivré d'un air affamé.

Anoki ne put cette fois résister et pouffa. Il observa l'autre se jeter avec voracité sur l'herbe verte au pied de l'arbre, avant de l'imiter. Il sectionna une touffe particulièrement appétissante et s'en régala, songeant qu'aucun animal n'avait sans doute piétiné cette herbe nourrissante et délicieuse, qui avait grandit bercée par le ressac de l'océan sur la plage et le silence brisé par le délicat chant des oiseaux et de la brise.
Ayant finit sa touffe d'herbe, le Noir leva les yeux vers les fruits au-dessus de lui. Il ferma les yeux et laissa ses naseaux s'emplir de leur douce senteur, avant de prendre appui sur ses postérieurs pour se dresser le plus haut possible et saisir le fruit le plus gros et rouge qu'il pu trouver. Ses mâchoires l'étreignirent doucement et il laissa ses antérieurs retomber au sol aussi légèrement qu'il le put. Il se tourna alors vers Hurricane et s'approcha, les yeux luisants d'affection pour ce nouvel ami.

« On partage ? » souffla-t-il d'une voix étouffée par la pomme qu'il tenait.



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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Mar 30 Aoû - 3:49

Anoki et HurricaneRP
S'enfuient les ombres

L'étalon noir, avait lui aussi apparemment faim. Hurricane, qui broutait calmement, mais tout de même voracement, ne vu pas son ami attrapé une pomme qui se trouvait pourtant dans un arbre non loin de l'Alezan. Ce fut une phrase de celui-ci qui le sortit de ses maigres penser dirigées sur la nourriture qu'il engloutissait :

« On partage ? »


Le cuivré étonné par la requête de son nouvel ami releva brusquement la tête et l'observa. Le noir tenait entre ses dents une pomme bien rouge et assez grosse. Hurricane plissa les yeux puis s'avança légèrement, comblant l'espace vide entre lui et Anoki, puis fixa celui-ci :

« Avec plaisir ! »

L'alezan sans plus attendre, croqua dans la demie du fruit, pour faire part égale avec l'étalon. Il dut insister un peu pour séparer en deux le fruit tenace, à la chair tendre dans laquelle les dents du cuivré s'enfonçait délicatement. Ses lèvres effleurèrent celle d'Anoki, puis enfin le fruit se sépara. Hurricane engloutit le fruit, qui était l'un des meilleurs qu'il est mangé, depuis bien longtemps. Puis il dirigea une nouvelle fois son regard vers Anoki.

« Merci, c'était excellent. »

Lâcha Hurricane, sur un ton des plus plaisants, le sourire aux lèvres. Celui-ci se remit à la recherche de quelques touffes d'herbes fraîches et appétissantes, puis après avoir terminé son copieux repas, marcha en direction des arbres fruitiers, qui offraient un coin d'ombre agréable. Il s'y arrêta et satisfait d'avoir bien mangé, commença à somnoler puis s'éveilla certain d'avoir oublié quelque chose :

« Je crois que je vais me reposer un peu, en attendant que la mer redescende. »

Il n'attendu pas plus, leva légèrement son sabot arrière droit, baissa l'encolure et quand enfin il trouva une position agréable, il se laissa emporter dans un sommeil peu profond, apaisant et reposant à la fois, bercer par la mer et ses vagues qui avaient sur lui un effet soporifique.




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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   Mar 30 Aoû - 21:27




S'enfuient les ombres...
Anoki & Hurricane


Hurricane sembla surpris, relevant brusquement l'encolure. Lorsqu'il reprit ses esprits, il s'approcha doucement et me répondit d'un ton jovial.

« Avec plaisir ! »

Il tendit l'encolure et saisit délicatement une moitié de la pomme entre ses dents. Il sembla peiner quelques instants, et Anoki songea à la lui laisser entière, mais à l'instant où il s'apprêtait à lâcher les lèvres de l'autre effleurèrent les siennes, et, de surprise, il resserra sa puissante mâchoire de kerry bog, faîte pour sectionner les herbes tenaces et la bruyère de ses landes natales. La pomme, déjà en partie coupée par les tentatives de Hurricane, céda brusquement.

Le cuivré engloutit sa part en un rien de temps, les yeux brillants de délice. Anoki s'attardait plus longuement sur l'arôme sucré aux allures de printemps qui envahissait agréablement sa bouche, concordant aux senteurs qui embaumaient ses naseaux.

« Merci, c'était excellent. »

Le Noir répondait par un battement de cils et avalait les derniers restes du fruit écarlate. Tandis que l'alezan s'affairait à trouver de nouvelles touffes d'herbe, Anoki attrapait de nouveau une pomme, certes moins belle que la précédente, et la savourait. Il finit par baisser l'encolure pour saisir entre ses dents tranchantes l'herbe tendre, passant d'une touffe à l'autre, guettant la plus appétissante, tout en gardant un œil sur son nouvel ami pour ne pas trop s'éloigner.

Hurricane, au bout d'un certain temps, s'éloigna un peu et s'immobilisa sous le couvert ombrageant d'un arbre.

« Je crois que je vais me reposer un peu, en attendant que la mer redescende. » annonça-t-il après avoir semblé somnolé un instant.

Sur ces mots, il s'installa confortablement et se laissa gagner par le sommeil. Anoki, quant à lui, continua encore quelques temps de goûter aux herbes d'émeraude, aux jeunes pousses qui apparaissaient et se dressaient vaillamment au pied des ruines.

Bientôt, son estomac lui pesa, et il connu qu'il avait été trop gourmand des délices de ce paradis farouche que peu avaient avant lui foulé. Ne se sentant plus capable d'engloutir le moindre brin d'herbe, il déglutit péniblement et se dirigea d'un pas lourd vers Hurricane.
Il parcouru les derniers mètres d'un pas plus doux, de crainte de ne réveiller l'autre mâle. Il vint à ses côtés et soulagea l'un de ses postérieurs de son poids, imitant la posture de son acolyte. Il lui jeta un regard paternel et effleura sa joue de son bout du nez en prenant soin de ne pas le sortir du monde des rêves, puis ferma les yeux.

La torpeur ne tarda pas à s'emparer de lui, et, dans une douceur paisible, le Noir se laissa emporter dans les bras de Morphée.



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MessageSujet: Re: « S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »   

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« S'enfuirent les ombres, dans la lueur d'un regard fugace. »
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