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 Un Bien Sombre Miracle...

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Atcharyam

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Date d'inscription : 27/08/2016

MessageSujet: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 3:17



Atcharyam

« Un Cœur Ne Bat Qu'Une Fois. Ensuite, Il Se Brise...  »

.

Carte d'identité


Prénom : Atcharyam (dérivé du Sanscrit:
आश्चर्यम् āścaryam (prononcé /ach-tcha-ryam/) qui signifie « miracle »

Âge : 5 ans
Origine : Atcharyam est né sur les terres du Cimarron bien sûr x')
Famille : Père violent, mère qu'il adore. Tous deux sont loin de lui maintenant.
Sexe : Jeune étalon.
Race : Trotteur Américain
Groupe : Indiens
Grade : Insoumis

.

Physique


La robe d'Atcharyam est un grand dégradé de trois couleurs. Sur le dos, du noir, puis du marron brûlé et enfin, une douce teinte aux allures de terre de Sienne. On dit que c'est une robe bai cerise. Ce même dégradé est visible sur son cou jusqu'à sa joue. Sa tête est majoritairement noire, bien qu'une marque-en-tête en forme de losange de couleur blanche, et une tache grisonnée de la même couleur claire entre les naseaux casse la nuance sinistre de son « visage ». Ses yeux, on pourrait les croire vairons, mais en fait ce cheval est borgne. Son œil droit est aveugle, seul le gauche est encore fonctionnel, et d'une couleur vert d'eau, tirant toutefois un peu plus vers le vert que le bleu. Ses crins sont noirs et ne laissent filtrer aucune lumière. Bien accrochée à ceux-ci, une plume a su trouver sa place, et offre un peu de couleur à toute cette noirceur. La robe d'Atcharyam est parfois caressée de quelques reflets fauves, voire flamboyants selon la luminosité.

Atcharyam est un peu plus grand que la moyenne, et ses muscles se dessinent sous sa peau, toutefois, il n'a pas une carrure assez imposante pour que ces derniers se voient du premier coup d’œil. On remarque bien que ce n'est pas un étalon bagarreur à son comportement souvent méfiant. Il en impose mais est souvent seul, ce qui ne donne pas une image très chaleureuse de lui, et vous verrez de par son caractère que ça tombe bien, puisqu'il ne l'est pas. Son regard sait être perçant, et cet étalon sait déstabiliser en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, juste avec sa posture. Il se tient droit, et son allure est naturellement élégante, bien qu'il ne la soigne pas particulièrement, se fichant bien de l'image qu'il renvoie aux autres chevaux. De prime abord quand on le voit, les mots qui le qualifient le mieux restent : ombrageux, solitaire et taciturne.

Atcharyam (clique ;D)


.

Caractère


Notre sombre étalon n'est pas sociable. Il ne croit pas que les vraies relations existent sans intérêt caché. Il a deux visages dont l'un porte le nom de « carapace ». En effet, d'apparence froid, insensible et ne croit en rien, Atcharyam se montre très irritable et si l'occasion se présente d'envoyer une petite pique en toute ironie, il n'hésitera pas. Doté d'un humour noir des plus révélateurs, et de la ferme conviction d'être un moins que rien, il méprise les autres équidés à leur simple vue et sa réputation de solitaire dans le camps n'est plus à faire. Rares sont encore ceux à vouloir l'approcher, et généralement ceux-là ne lui tiennent pas compagnie plus de quelques minutes, lassés par son côté blasé, et soufflant d'agacement de ne plus pouvoir savourer comme il se doit sa solitude. Toujours méfiant, Atcharyam n'offre sa confiance qu'à des chevaux qui la méritent, et qui prennent le temps de l'acquérir. Il trouve purement ridicule le fait de se montrer courtois, gentil et aimable durant la première impression, car il sait que tout le monde a des défauts. Lui ne les dissimule pas, et au contraire les montre au grand jour avant de laisser transparaître ses qualités. Au moins ainsi, il sait que la poignée d'équidés qui pourra le supporter suffisamment longtemps pour apercevoir ces dernières, tient vraiment à lui.

L'autre visage que possède Atcharyam est plus attachant. Le vrai Atcharyam cache sa sensibilité derrière sa carapace. Il est très proche de la nature, sait savourer comme il se doit les spectacles qu'elle offre, comme le premier vol d'un oisillon, le coucher du soleil qui peut même, parfois, lui arracher quelques larmes. Capable de s'émerveiller tel un poulain devant quelque chose qui laisserait indifférent un autre cheval de son age, comme le passage d'un écureuil, un parfum flottant dans l'air ou une cascade d'eau tumultueuse, il n'en est pas moins doux, tendre et capable de galanterie. Atcharyam, bien que cassant quand on ne le connaît pas, est simplement franc, refusant de ressembler au répondeur téléphonique qui parle quand les intéressés ne sont pas là. S'il n'a pas de mal à dire des choses assez tranchantes voire à en être presque méchant, il ne supporte pas la violence et ne se bat que si on l'attaque, ne donnant jamais l'assaut en premier. Il se considère comme une erreur, que ce monde n'est pas pour lui. Atcharyam n'a plus la confiance en lui qu'il avait avant, et a même la fâcheuse tendance de se rabaisser constamment, ne se trouvant pas assez ceci, ou trop cela. La seule chose qu'il peut garder pour lui, sont ses sentiments, et les compliments qu'il perçoit chez les autres. Atcharyam est altruiste, et refoule un instinct paternel qu'il sait pourtant bien présent. Au fond, même s'il s'est convaincu que sa carapace avait été érigée pour cacher son hypersensibilité, la vérité est toute autre. Celle-là n'est présente que pour dissimuler son petit cœur brisé.  


.

Histoire


«Je ne sais pas où je suis né. Ou plutôt, tout cela me paraît très loin maintenant. C'est le passé, mon passé. Je ne sais pas si je dois y être attaché ou au contraire le laisser derrière, en faire abstraction pour juste, mener ma vie, et me construire en même temps que je construirai ce que certains appellent mon avenir. Tout cela est égoïste. MON passé. MON avenir. Mais je suis un horrible étalon, que voulez-vous ? Il faut bien que je me respecte non ?

J'étais sauvage, et j'avais déjà décidé de l'être toute ma vie. Rien ne devait changer. Jamais. Si ma mère a toujours approuvé celui que je devenais en grandissant, mon père lui, était loin d'être enchanté à l'idée d'avoir un fils. Violent dans ses gestes comme dans ses mots, ma mère me défendait quand elle le surprenait à... Me battre. Simplement, je l'ai dis. Il me criait ce que personne ne devrait entendre dans toute une vie, en l'espace de quelques secondes, tout en me frappant. Moi je me sentais faible, je savais que face à lui je l'étais. Impuissant. Ma mère craignait de plus en plus de nous laisser seuls lui et moi, parce qu'elle savait qu'il remettrait ça, et ne craignait qu'une chose : qu'il ne me tue sous les coups. Coups de sabots par ci, morsures par là... Lorsqu'il devait me surveiller, il me laissait planté là, dans une plaine, offert à la vue des pumas qui pouvaient éventuellement passer... Mais heureusement pour moi, il n'en fut rien. Ma mère, Etnertie, était convaincue que mon père finirait tôt ou tard, par s'attacher à moi... Mais hélas, même si elle lui tenait de grands discours, parfois en larmes tant le désespoir la saisissait, il n'en fut jamais rien. Pourtant elle avait essayé de le faire changer. Il répondait toujours sur son ton rauque, haut et ferme « Certains chevaux ne changent pas ». Ce fut exact pour lui. Ma mère se laissa mourir, extériorisant sa douleur de voir son fils qui ne comprenait pas la situation, son père qui le maltraitait parce qu'il n'éprouvait pour lui aucun amour, et culpabilisant de me laisser endurer ça parce qu'elle avait l'audace d'alimenter un espoir qu'elle savait vain. Elle ne pouvait se résoudre à choisir entre l'étalon qu'elle aimait, et le fils qu'il lui avait donné... Alors elle ne choisit pas...

C'est un soir que la dispute de trop entre les deux éclata. Ce jour là, ma mère était partie faire une longue balade, pensant rentrer avant mon père. Je dormais, bien à l'abri, elle pensait ne pas en avoir pour longtemps... Mais il fut rentré avant elle et quand à son tour elle arriva, Etnertie, dont les lettres pouvaient constituer le mot « Etreinte », eut l'horreur de me croire mort l'espace d'une seconde. Son poulain était en sang, gisant misérablement sur le sol. Mon père l'ayant entendue arriver s'était caché, mais elle l'avait vu. Il tenta de la faire accuser en disant des choses du genre « regarde ce que tu as fais ! Il ne fallait pas le laisser seul ! »... Mais ma mère avait vu clair dans son jeu. Heureusement, je n'étais pas aussi blessé qu'elle le cru, et lorsqu'elle fut assurée dans les minutes qui suivirent que ma vie n'était pas en jeu, elle se coucha derrière moi. Les derniers mots qu'elle me souffla furent « Je suis désolée mon cœur. Je t'aime. Pardonne-moi, mais je ne peux choisir... ». Elle mourut dans la nuit. Mon père m'accusa d'avoir tué ma mère. Je l'avais... Tuée ?

Je ne le cru pas au début, mais à force de me l'entendre dire, ses paroles prirent tout leur sens... Si je n'étais jamais né, il aurait été hors de question pour elle d'avoir à faire un choix. J'avais bien vu qu'elle mangeait de moins en moins, tenait à peine debout... Elle avait juste pensé, poussée dans la souffrance de sa culpabilité, que sa mort serait le dernier électro-choc encore capable de faire ouvrir les yeux à celui sans qui je n'existerais pas. Je l'avais vue pourtant, essayer de sourire faiblement, alors que l'étincelle de vie dans son regard s'était éteinte, et qu'émanait d'elle une odeur presque semblable à la mort, comme si une part de vie qui l'animait était déjà partie... Comme si on me l'avait déjà volée. La seule à m'aimer... Du moins, ça aussi, c'est ce que je cru. Elle avait maintes fois essayé de tirer ses traits fatigués de toutes ces nuits blanches qu'elle passait à pleurer en me serrant contre elle, pour former un sourire, avoir un air radieux, et épanoui... Tout n'était que mensonge, et moi, je n'avais rien fait pour elle. Si seulement j'avais pu mourir ! Ou ne jamais naître. Pourquoi diable étais-je là maintenant ?

Mon père ne changea en rien. La mort de ma mère fut vaine. Je me battais pour rester en vie, et n'avoir de souvenirs d'elle qui soient seulement heureux. Mais dans mes cauchemars, son corps rachitique, les larmes qui roulaient sur ses joues et ses faux sourires sans éclat revenaient m'anéantir. Ah j'en ai passé des nuits à me vider de mon eau en pleurs, dans mon coin, à regarder les alentours d'un air effrayé, le souffle court, à sentir des sueurs froides me parcourir l'échine à l'idée que mon père ne vienne s'en prendre à moi sous prétexte que mon chagrin ne l'ai malencontreusement réveillé. J'étais seul avec lui, et mon instinct me disait que si je restais, il allait me tuer. Pourtant à la mort de ma mère, j'avais compris comme ça lui tenait à cœur à elle, que lui et moi soyons proches... J'avais redoublé d'espoir après qu'elle soit partie pour me faire aimer... Mais ça n’avait toujours abouti qu'à des coups, encore et toujours. Et des cris qui m'arrachaient le cœur et me perforaient douloureusement les tympans. Il pleurait de désarroi en ne cessant de demander, s'arrachant les cordes vocales « Mais pourquoi es-tu venu au monde !? ». Il le répétait, et moi je hurlais en échos entre deux exclamations de douleur « Je ne sais paaaaas ! ». Vous vous demandez sans doute pourquoi je restais ?

Parce qu'elle était là. Oui, mon père ma mère et moi étions juste une famille de solitaires, et nous en avions rencontré une autre. Juste un étalon et sa fille, Faucheuse. Elle était rejetée par les autres chevaux de son âge à cause de son nom, mais moi je ne me basais pas sur de telles choses, alors nous étions devenus amis. Je grandissais, supportant les excès de violence de mon père pour la voir, encore et encore... Je tombais amoureux, comme on tombe dans un sommeil profond sans l'avoir décidé : sans m'en rendre compte. J'étais devenu aveugle et tellement voué à son bonheur... Je parvins à la rapprocher de trois autres juments de son âge, et elles devinrent les meilleures amies du monde. Je pensais qu'elle n'oublierait jamais ce que j'avais fait pour elle. Je pensais qu'elle se souviendrait toujours que je l'avais soutenue, aidée, réconfortée, consolée. Je m'étais ouvert à elle, je lui avais raconté mon histoire... Et un jour, je lui avais ouvert mon cœur.

Bonheur infini, Faucheuse m'aimait aussi ! En toute humilité, je lui avais déclaré tout ce que je ressentais et que je ne pensais jamais ressentir, et elle m'avouait éprouver la même chose. Néanmoins, elle me délaissait pour ses nouvelles amies, alors que nous étions pourtant ensembles. Quand j'essayais de lui expliquer que je me sentais laissé de côté, elle me sortait toujours la fameuse phrase « je n'ai pas l'habitude qu'on m'apprécie avec un nom pareil, je pensais que tu comprendrais ! J'ai des amis maintenant, et l'amitié ça s'entretient. Franchement tu exagères, tu es vraiment horrible comme étalon ! » et je devais revenir sur mes propos pour qu'elle ne me quitte pas... J'avais peur de l'abandon, qu'elle me laisse, qu'elle me jette... Cette même dispute se répétait souvent... Mais un jour, j'ai réussi à passer un après-midi avec elle. J'étais si heureux ! Mon premier amour, moi, nous sous les pommiers au coucher du soleil... Je n'avais pas fait attention que ses amies étaient non loin, et tendrement, après avoir passé maintes heures à lui porter de petites attentions, la câliner, lui dire à quel point je l'aimais, je lui avais murmuré à l'oreille, complètement fou de cette jument à tel point que j'aurais pu mourir pour elle :


-  J'aimerais qu'on ai des poulains toi et moi Faucheuse...


Là... Toujours je me souviendrai de sa réaction... Elle m'a regardé, un instant. Son regard, sans que je ne sache pourquoi me transperçait de toutes parts, j'en souffrais. Mais la douleur la plus insupportable était cette incompréhension improbable, lorsque tout à coup, elle arbora un sourire fourbe. Acceptait-elle ? Pourquoi mettait-elle du temps à répondre ? Ses amies gloussant derrière nous me firent tressauter... Là, elle éclata de rire, et s'exclama :


- J'ai gagné mon pari les filles ! Je l'ai fait tomber amoureux ! Vous voyez que je suis irrésistible ! Ah ah ah !


Mes oreilles s'abaissèrent sous le coup silencieux qui me percuta. Mon cœur manqua un battement. Qu'avais-je mal fait ? Ses yeux clairs s'étaient une fois de plus posés sur moi, et publiquement, elle avait poursuivit :


- Quel naïf tu fais... Tu pensais vraiment que je t'aimais ? Non... Non laisse-moi rire ! Tu me fais marcher sérieux. Non ? Ah ah.. Mais attend, toi et moi... Et tu croyais ça possible ? Mais mon pauvre, nous ne jouons pas dans la même cours du tout ! Non mais vous l'avez entendu ! Il voulait me faire des poulains ! A moi !


La tête baissée, je n'entendais plus les moqueries... Elles passaient dans ma tête, mais ne me faisaient rien. Cependant je savais que je ne les oublierais pas. Je n'entendais plus que le son de mes sentiments qui se déchirent, une longue plainte intérieure, une lente et pénible agonie que je n'avais jamais ressentie. J'aurais préféré que mon père me frappe encore et encore, au moins, ça ne faisait pas aussi mal. Lorsque je levai mes grands yeux tristes sur elle, elle posa la question de trop :


- Franchement, tu n'as même pas de nom ! Qui pourrait t'aimer ?


J'abaissais une nouvelle fois l'encolure. Elle avait raison non ? Je la laissai rire un moment avec ses amies, priant pour que mes larmes ne coulent pas encore... Je ne voulais pas pleurer devant elle, je m'étais déjà montré assez faible en croyant que l'amour existait. Alors une fois que je fus certain de pouvoir contenir mon émotion, je me redressais humblement et sur un ton monotone qui ne me ressemblait pas, je me contentai de prononcer quelques mots, qui furent les derniers que je lui adresserais de toute ma vie :


-  J'ai compris. Tu n'es pas la faucheuse qui emporte les âmes des vivants. Toi, tu préfères de loin emporter leurs cœurs. Sache tout de même que tu auras toujours une place dans le mien.


Ensuite, je n'ai pas attendu sa réaction, et je suis parti. Je suis allé loin de ce passé, galopant comme un fou, comme si j'eusse espérer que courir à m'en décrocher les poumons, à en faire s'emballer mon cœur toujours plus vite, me permettrait d'oublier... Je ne voulais plus penser à tout ça... Le sang battait violemment dans ma tête, j'avais son goût dans la gorge, et je ne cessais de me répéter que ça ne durerait pas, pour, au final m'écrouler. Des voix me remplissaient l'esprit, ultimes échos insupportables de ce que j'avais fuis. Je me sentais faible, nul, me détestais de n'avoir toujours fais que subir sans jamais leur tenir tête. Je me haïssais, j'étais inutile en ce monde à présent... Alors à quoi bon ? Lorsque j'ouvris les yeux, un jeune puma se tenait devant moi. Il était encore petit, et l'espace d'une seconde je cru que c'était un bébé... Mais il n'était ni bébé, ni adolescent... Juste entre les deux, et sans expérience. Il m'asséna un violent coup de griffes dans l’œil droit, me le perçant. Il retenta le coup mais je me relevai si vite qu'une seule de ses griffes pu trancher ma joue. Je demeurai statique me demandant quoi faire, quand il s'accrocha à mon épaule. Une ruade suffit à le désarçonner, et je remis à courir de plus belle. J'avais faim, j'avais soif, j'étais épuisé et blessé, mais qu'importait maintenant... Je voulais courir, toujours courir, comme si je galopais pour rattraper ma mère... J'y croyais. Mais certains rêves restent pour toujours irréalisables, et c'est en pensant cela que je perdis connaissance pour ce que je croyais être la dernière fois...


- Regardez... On dirait un cheval...
- Laisse. Il est mort.
- Non... Non je ne crois pas ! Son corps est encore chaud, et il respire.
- Il va pas tarder à mourir. Qu'est-ce que tu veux en faire ?
- Je le ramène au camps. Je veux le soigner.
- C'est bien digne de toi de se lancer de tels défis, Aube De Lune...


Le lendemain, je fus réveillé par une voix toute douce, tout frêle... Une voix qui parlait, qui disait des choses du genre :


- Tu es un très beau cheval... Quand tu te réveilleras, tu verras : je t'ai mis de quoi boire et de quoi manger... Je serai là pour m'occuper de toi.


Quelque chose se déplaçait aisément sur ma robe, tandis que j'ouvris le seul œil valide qui me restait. Mes oreilles s'inclinèrent dangereusement en arrière tandis que je lorgnais un drôle d'être qui se tenait agenouillé face à mon flanc. Il se releva avec des gestes très lents, et je me redressai pour me tenir debout alors qu'il sortait de l'enclos. Il fut rejoint par un autre drôle d'animal à deux pattes, et je les entendis discuter. Le plus petit disait :


- Je l'ai appelé Atcharyam. C'est un dérivé de « miracle ».
- Très joli nom, Plume de Phoenix. Mais pourquoi cherchais-tu un mot proche de « miracle » ?
- Parce que vous pensiez tous qu'il allait mourir, même toi tu as fini par le croire. Et dans l'état dans lequel il était quand on l'a trouvé, c'est un miracle qu'il s'en soit aussi bien sorti.
- Je suis fier de toi mon fils.


Ainsi, j'avais un nom... Et c'est Petit Sauveur qui me l'avait donné... Bon, il s'appelait Plume de Phoenix, mais je le surnommerais Petit Sauveur. Les jours passaient en sa compagnie, bien que je l'évitais, conservant mon côté sauvage. J'aimais particulièrement ce petit. Jamais il n'entrait dans mon enclos, il m'apportait quelques carottes qu'il me jetait, et tentait toujours de garder la dernière pour que je vienne la chercher, ou alors il faisait en sorte qu'elle atterrisse plus près de lui. Mais je ne me faisais pas avoir. Cependant, à force de le côtoyer, je ne me rendais pas compte qu'il s'approchait chaque jour un peu plus. Il était rentré dans l'enclos, et au fil des journées qui défilaient, il réduisait la distance entre nous, et était sans cesse à l'écoute de ce que je cherchais à lui faire comprendre. Il me respectait, et je ne pouvais m'empêcher de m'attacher à lui... Une question me taraudait : Eh petit... Où est ta maman ? Tu as 12 ans, j'ai déjà vu Aube de Lune ton papa, mais ta maman, elle est où ?


- Tu sais Atcha... J'sais pas d'où tu viens, ni c'que t'as vécu. Moi, mon père fait les plus belles peintures de tout le camps, alors des fois on vient le voir. Je l'admire, mais je n'arrive pas à lui dire tu vois...


Il eut ce petit sourire qu'ont parfois les humains quand ils sont tristes, et passa un bout de ce qui le recouvrait sur ses yeux. Ses beaux yeux bleus.


- Ah ah... Je suis passionné par le dessin. Si tu me laissais t'approcher, j'essaierais de faire un phœnix sur ta croupe. Avec de belles ailes relevées, pour symboliser un nouvel envol. Et le phœnix renaît de ses cendres... Tu étais au plus bas quand on t'a trouvé, et tu as remonté la pente. Tu es un battant, Atcharyam. Et... Et les autres humains sauraient que tu es le grand protégé de Plume de Phoenix.


Mes oreilles étaient droites. J'écoutais. Et ce que ce petit me racontait me touchait au cœur. Je voulais garder une marque de lui. Alors je me tournai pour me mettre de profil, lui offrant mon dos. Il n'y cru pas, me dévisagea avec surprise, puis doucement se leva, quittant de ce fait sa place assise pour effectuer quelques pas vers moi. Comme je ne bougeais pas, il posa sa main sur mon épaule, et je tressaillis sous son contact qui me fit frissonner. Un simple contact, et c'était comme si déjà, nous nous connaissions par cœur...

Il piqua sa plus belle plume dans ma robe, c'était celle de sa mère du temps où elle était encore en vie... Et bientôt, je sentis ses doigts plein de peinture faire des arabesques, et je contemplais son visage concentré. Concentré mais souriant... Et c'est ridicule mais... Mais pour la première fois je voyais un sourire... Un vrai sourire. Pas un sourire feint.


- Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée Atcharyam..., souffla-t-il en pleurant. Je... Je t'aime beaucoup tu sais ?


Je lui donnai un coup de museau sur la joue. Pour moi c'était comme un pacte.


- J'ai tué ma mère en venant au monde. Elle est morte en me donnant naissance. Si je n'étais pas né... Alors...


Les larmes coulaient à flots sur ses joues. Cette culpabilité, je la connaissais... Il était comme moi. Il était un meurtrier sans l'avoir voulu et il avait tué la seule qui l'aimait vraiment. Nous pouvions nous comprendre, j'en avais la certitude. Je ne le laisserais certainement jamais me monter, mais je voulais être son ami et je le protégerais. Il m'avait soigné, hébergé, aimé... J'aurais tellement aimé lui dire que je l'aimais aussi.

Je ne tardai pas à découvrir que mon Petit Sauveur, Plume de Phoenix, avait des ennemis dans son camps. Trois jeunes d'environ son âge qui aimaient lui chercher des noises. L'un d'eux avait un chien, et mon Petit Sauveur en avait une peur bleue, d'autant que celui-là avait vraiment de quoi faire peur je devais bien l'avouer. Des crocs acérés, un pelage luisant autant que les reflets qui parcouraient ces derniers, il n'était pas petit en plus. Et un jour, ce crétin de caïd l'avait laissé traîner alors naturellement, le cabot était venu vers Plume de Phoenix, et lui appelait :


- Heum... Cœur Sauvage ! Est-ce que tu peux rappeler ton chien ?  
- Oh il s'est sauvé... Oups. Je crois que je l'ai détaché par accident... Mais je ne m'inquiète pas trop. Tu sais quoi faire en cas de morsure de chien pas vrai ?
- De de de... De morsure !?


Le chien grondait comme je n'avais au aucun cas vu un chien gronder (mais n'ayant jamais vu de chien, beh c'est normal). Il s'approchait tel un prédateur de mon Petit Sauveur, qui se retrouva piégé contre l'enclos. Je pris mon élan et parvins à franchir la barrière en un bond qui n'avait rien de prestigieux. Juste un bond poussé par l'envie de défendre Plume de Phoenix et de lui prouver que je saurais lui rendre l'amitié qu'il me vouait.


- On ne touche pas MON indien !


Je me cabrai et flanquai un coup de sabot au canidé, bien sûr pas suffisamment puissant pour lui déboîter quoi que ce soit, mais assez tout de même pour qu'il retienne la leçon. Ensuite, je me tournai vers le jeune indien qui me fixait de ses yeux plein d'étonnement. Il tendit sa main en ma direction. Je me demandais bien ce qu'il me voulait, ne comprenant pas que c'était une invitation à venir poser mon énorme tête contre celle-ci pour sceller notre amitié. Mais au bout de quelques seconde je cru comprendre, et je vins fouiner avec mes naseaux pour voir si des fois, il n'essayait pas de me donner une carotte comme je l'avais si souvent vu le faire...


- L'enclos ne te retiendra pas hein... ? Alors pars. Je ne veux pas te monter, je ne veux pas que tu m'appartiennes. Tu peux retrouver ta liberté, tu vas mieux maintenant. Mais tu sais, je serais vraiment heureux si de temps en temps, tu pouvais venir me revoir...


Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il me racontait. Son discours avait des allures d'adieu, et moi je restais planté là, comme un benêt. J'étais destiné à toujours être abandonné c'est ça ? Eh bien pas cette fois. J'avais décidé de ce que je voulais faire. Il avait toujours tout fait pour s'approcher de moi tout en respectant mon besoin de solitude et de tranquillité, sans me brusquer, attendant patiemment de voir si un jour je viendrais à lui... Je voulais récompenser sa patience, son amour pour les chevaux, pour le dessin, et tout ce qu'il avait fait pour moi. Ma dette pour lui serait infini, et je ne voulais pas me retrouver seul. J'avais besoin de quelqu'un pour m'aimer et me comprendre, et il faisait les deux à la fois à la perfection. Il était ce qui se rapprochait le plus d'un ami pour moi, et savait venir me regarder sans bouger, sans ciller. Juste s'asseoir là, loin de moi et me regarder. Au départ c'était inquiétant mais je m'y étais habitué.

Quelques jours passèrent durant lesquels il me vit aux abords du camps, mais je ne m'approchai pas des tipis. J'avais trop peur qu'ils me tombent dessus. Plume de Phoenix comprit que je pouvais passer toute la journée à l'attendre. C'est à force d'être aussi bien avec lui et d'avoir cet instinct de protection qui me fit comprendre que j'avais un instinct paternel là, au fond de moi. Mais je décidai de le refouler au même titre que ma sensibilité, refusant de croire que je puisse être quelqu'un de bien là quelque part. Je voyais aussi ça comme une faiblesse... Cet instinct ne serait jamais. Je ne voulais plus être faible... Plume de Phoenix et moi étions pareils. Il cachait à son père son don pour le dessin, alors qu'il le tenait de lui. Mais son père n'avait pas le temps de s'occuper de son fils, trop occupé à faire des dessins à la peinture sur d'autres chevaux...

Qu'à cela ne tienne, Plume de Phoenix et moi passerions toujours nos journées tous les deux, assis dans les champs à savourer le coucher du soleil. Moi allongé à ses côtés, à déguster la brise flottante dans l'air, sans avoir conscience des dangers que renfermaient le monde à ses quatre coins, à ignorer tant de choses que l'on apprendrait à connaître ensembles. Nous serions deux contre le monde, deux contre le reste, mais deux amis. Et il n'y avait rien de plus fort pour moi à cet instant que l'amitié. Nous nous connaissions sur le bout des crins. Il savait qui j'étais sous cette carapace et je savais qui se trouvait sous la sienne. Nous savions nous apprécier, et apprécier la présence de l'autre sans avoir besoin de parler. Poutant si j'avais pu ne serait-ce que dire quelques mots dans sa langue, pour qu'enfin il me comprenne, je sais ce que je lui dirais.... Je lui dirais simplement :


- Je t'aime autant que tu m'aimes Petit Indien... Et mon cœur contrairement à d'autres, ne sait pas mentir.






.

Derrière les écrans




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Âge : Les éclairs au chocolat ! Ou.... Ou le tiramisu... Quoi que... La mousse au chocolat est pas mal non plus v'voyez ? Euh... Excusez-moi mais... Pouvez-vous répéter la question ?
Où as-tu trouvé le forum ? : J'ai pris la carte routière... Vous savez là... L'Atlas What a Face
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Quels sont tes double-comptes si tu en as ? : Je n'en ai pas ~
S'agit t'il de ta première expérience en RP ? : Nope, ça fait bientôt 10 ans que j'en fais xD







Dernière édition par Atcharyam le Lun 29 Aoû - 4:08, édité 1 fois
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Hurricane

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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 3:27

Bienvenue ,Hooo un deuxième borgne de l’œil droit :3 *_*.



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Atcharyam

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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 3:55

Merciii ! Teuplait

Et oui, frères de l’œil invalide, mais pas tout à fait pour les mêmes raisons ! xD


Les Battements De Ma Vie Se Sont Éteints...


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Crescendoll

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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 6:52

Welcome !

Hâte de croiser ton p'tit dada ^^.


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Moon

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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 9:03

Bienvenue.
Au plaisir de Rp avec lui. :3




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Black Widow

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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 9:55

Welcome !

Chouette étalon ! =3


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Atcharyam

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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 11:53

Merci à vous trois ! Hâte de rp aussi, on est là pour ça après tout non ? Tartine
Comme d'habitude, je suis une fana des looooongues présentations (pas vrai Atlas ? Mort ? ) que l'on n'a pas toujours le courage de lire en entier Razz


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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 12:40

Bienvenue parmi nous! En voilà une fiche bien remplie!
Je valide le code et tout est bon! J'aurais juste à te demander si ton image de kit est LDD, si non, il faudra en changer, si oui, faudra ajouter les crédits dessus~







Kit (c) Fériel

Color: #006666

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Donoma

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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 13:42

Bienvenu ^^


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Atcharyam

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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 13:49

Merci vous deux !
Fériel : Oui pas de problème là dessus, tout est LDD puisque la base de mon cheval est une template gratuite qui vient de Deviantart, et les fonds viennent de Disney Wink Je vais ajouter les crédits dans ma signa ~

Qui voudra RP ? Que je commence à savoir histoire de pas trop attendre Teuplait


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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 14:10

Bah moi j'te dis pas bienvenue D: Na D:
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Donoma

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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 14:38

Moi je veux bien faire un rp ^^


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Atcharyam

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MessageSujet: Re: Un Bien Sombre Miracle...   Lun 29 Aoû - 14:56

Oh avec plaisir ! =)
Mais je te préviens hein, Atcha est pas facile à approcher donc il peut lancer quelques piques, mais il est pas méchant x') Je te laisse commencer sur les terres des Indiens si ça te va ? ;D


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