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 « Burning sun »

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Atlas
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MessageSujet: « Burning sun »   Sam 3 Sep - 16:21




Burning sun
Atlas


Le Roi expira brusquement de ses naseaux. Son souffle fit s'envoler un nuage de poussière qui retomba lentement sur ses membres solides. Il fouetta l'air de sa queue dans un geste presque énervé et reprit son chemin parmi l'étendue brûlante de ce désert sans sable.


*
*  *


Tôt dans la matinée, le colosse à la robe baie avait laissé son harem paisible sous la surveillance de la matriarche et avait traversé son royaume, dont il avait franchit sans hésitation les frontières. Tout lui paraissait trop calme, ces temps-ci. Pas d'humains, pas de prédateurs, pas de solitaires, il n'avait relevé que quelques traces diffuses et anciennes d'ennemis depuis bien trop longtemps à son goût. Il fallait qu'il sache ce qu'il se passait dans le Cimarron. Où étaient les rôdeurs qui empiétaient sans cesse sur son empire ?
Atlas s'était dirigé vers les terres libres, repère des errants, des faibles solitaires qui font de bien faciles proies. Les effluves d'équidés inconnus lui titillaient les naseaux. Bientôt, de nombreuses senteurs lui indiquaient que nombre de chevaux avaient foulé ces terres assez récemment. Un peu plus loin, la trace d'une jument croisait celle d'un puma, et quelques gouttes de sang aux alentours montraient que celui-ci avait usé de ses griffes, sans parvenir à ses fins. Il continuait encore, tentant dans ce mélange d'odeurs variées, récentes et anciennes, d'en reconnaître quelques unes. Mais il ne parvenait à trouver ni celles des membres de son harem, ni même de bêtes connues par le passé.

Ainsi le Roi gagnait-il finalement, au gré de ses pas, la Plage aux Vents. Il jetait un regard à l'endroit depuis le couvert de la forêt, répugnant un peu à s'avancer sur ce sable humide qui lui collait aux sabots. La marée était basse, phénomène qu'il avait déjà eut quelques fois le loisir d'observer. Un peu par instinct, son regard se portait au loin, vers l'horizon. Il cherchait la petite île aux ruines qu'il avait déjà visité par le passé. Apercevant la petite tâche noir au loin, il finissait par s'avancer. L'eau n'était pas encore à son plus bas. Il avait encore quelques heures devant lui pour faire l'aller-retour. C'était largement suffisant.
S'étant assuré de cela, il s'éloignait d'un pas décidé vers l'île. Il appréciait la quiétude et l'isolement de l'endroit. Il avançait d'un pas vif, les oreilles rabattues pour les protéger de la brise charriant le sable. Ses amples et longues foulées ne tardaient pas à l'emmener à la limite des premières vagues. Sans se permettre la moindre hésitation, il s'aventurait dans l'eau salée, réprimant une grimace lorsqu'elle venait se mêler à ses fanons déjà couverts de sable.
Hâté de regagner la terre ferme par cette sensation désagréable, il accélérait un peu l'allure, et finissait bientôt par nager sur les quelques cinquante mètres qu'il lui demeurait. Il se hissait sur la plage et s'ébrouait pour chasser eau et sable de sa robe luisante. Sans plus attendre, il s'enfonçait au cœur de l'île.

Rien n'avait changé. Les mêmes ruines, les mêmes herbes, les mêmes arbres. Un petit serpent qui profitait d'un rayon de soleil sur une pierre qui semblait provenir de ce qui avait dût être un mur autrefois filait se cacher sur son passage. Le Roi n'y faisait pas cas et continuait son chemin.
Quelques minutes plus tard, il débouchait sur la plage du côté opposé. Plus sauvage et abandonnée que celle d'où il était venu, elle était bien moins accueillante. Mais peu lui importait. Une plage restait une plage, et il ne les appréciait guère la plupart du temps. Il s'apprêtait donc à faire demi-tour lorsqu'un reflet lointain attirait son attention. Plissant les yeux, il aperçut ce qui semblait être la terre ferme. Quoi, une autre île ?

Ainsi le Roi avait-il gagné l'île aride, et, malgré sa majesté naturelle, dans un assez sale état ; trempé et couvert de sable. Heureusement, la présence d'une petite rivière lui avait permit d'ôter le sel et le sable de sa robe qui se mettait bientôt de nouveau à luire sous les chauds rayons du soleil qui la séchaient déjà. Se sentant enfin mieux, il se décidait à aller explorer l'endroit, en quête de ce qu'il pourrait y trouver. Mais, à perte de vue, il ne découvrait qu'une étendue aride ponctuée de canyons et de lits de rivières, certaines asséchées, d'autres presque. Les seules traces de vie de ce monde coupé de tout étaient quelques lézards et serpents coriaces. Il ne sentait pas la moindre trace d'équidé. Était-il le premier à fouler ces terres ? Ou d'autres, des mois, des années avant lui, l'avaient-ils exploré ?
S'il songea un instant à ajouter ce lieu à ses terres, puisque personne ne semblait le revendiquer, il oublia cette idée. Peu des siens parviendraient jusqu'ici, et, de plus, il ne voyait rien qui puisse lui être intéressant. Son harem avait besoin d'herbe, d'eau, et de l'abri des arbres, non de ce désert hostile.


*
*  *


Le Roi redressa l'encolure. Au loin, une forme équine se dessinait non loin de la plage. L'animal trottait entre les premiers canyons. Atlas plaqua brièvement ses oreilles contre son crâne, ignorant si l'autre lui serait amical. Puis, reprenant son habituelle allure glaciale et impériale, il toisa l'autre au loin.



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MessageSujet: Re: « Burning sun »   Sam 3 Sep - 23:48




Burning sun
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Anoki s'ébroua lorsqu'il sentit le poids du gibier disparaître de son garrot. Il n'appréciait pas de devoir porter les corps inerte des bêtes que chassaient les indiens, mais c'était nécessaire. Sans cela, la tribu ne pourrait survivre. Il regarda Bizdiil s'éloigner, la petite dizaine de lièvres relevés de ses pièges, dont il avait lié les pattes pour les porter, sur l'épaule.
Le Noir poussa un petit hennissement aux allures de question. Bidziil se retourna et lui fit de la main un signe affirmatif, lui autorisant quelques heures de liberté. Anoki savait qu'il n'aurait plus besoin de lui pour la journée. Aucune bataille n'était à prévoir, le gibier abondait et tout était calme aux alentours. C'était une journée tranquille qui s'annonçait, le genre dont profitait le kerry bog pour vagabonder dans le Cimarron. Sitôt eut-il la confirmation qu'il pouvait s'éclipser, il fila vers la Plage aux Vents.

Pourquoi fonçait-il aveuglément à ce lieu précis ? Lui-même l'ignorait. Peut-être, au fond de lui, espérait-il y croiser Hurricane. L'alezan cuivré avec qui il avait partagé quelques heures coincé sur l'île sauvage quelques jours plus tôt était vite devenu un bon ami, malgré qu'il vive parmi les ennemis de la tribu.
Anoki déboula ventre à terre sur la plage. Très vite, il s'aperçut que s'était la marée basse. Oubliant complètement la mésaventure de sa précédente visite à l'île, il se précipita vers elle. La mer était au plus bas, et il ignorait combien de temps il lui restait. Lorsqu'il y réfléchit enfin, il trottait déjà entre les arbres de l'île.

Se dirigeant comme par instinct vers les pommiers où il s'était repus quelques temps plus tôt, en compagnie de l'alezan. Mais l'endroit était désert, à l'exception de quelques oiseaux qui grignotaient les fruits tombés et s'envolèrent à sa venue.
Un peu déçu malgré-lui, le Noir saisit un fruit d'un beau rouge flamboyant entre ses mâchoires et le dégusta tout en continuant son chemin. Il parvint bientôt sur la plage, et décida de faire le tour de l'île avant de repartir, inquiet de se faire encore piéger par les caprices de l'océan.

Soudain, un mouvement lui fit tourner la tête. Il vit la silhouette confuse de ce qui semblait être un équidé avancer au loin. Ses oreilles basculèrent en avant, tandis que la curiosité le piquait. Que faisait donc un cheval au beau milieu de l'océan ? De plus, il semblait se diriger vers le large. Comptait-il nager jusqu'à se noyer ? Un peu étonné, Anoki vit l'autre se hisser sur un banc de sable et y demeurer quelques secondes, comme pour reprendre des forces, avant de repartir.
La curiosité l'emporta et le Noir ne put réprimer le hennissement qui enflait dans sa gorge. Mais le vent soufflait dans le mauvais sens, et la distance empêcha sans doute l'autre de l'entendre. Alors, comme tout bon idiot, la monture indienne se jeta à l'eau et nagea aussi vite que lui permettaient ses membres robustes.

Il vira vite vers un petit banc de sable que léchait l'écume, et profita de retrouver un sol sous ses sabots pour se secouer avant de repartir à l'assaut de l'océan. Luttant contre les vagues poussées par le vent, il parvint néanmoins à regagner un second lieu immergé, plus vaste, où il pu galoper sur quelques dizaines de mètres.
Les bancs de sable se succédaient et le Noir n'avait toujours pas songé à faire demi-tour. Il se laissait bêtement entraîner vers le large à la suite de ce drôle d'équidé qu'il avait aperçu. Et, bientôt, en se dressant hors de l'eau, il découvrit une île à l'horizon. L'autre était d'ailleurs en train de marcher sur sa plage, en se dirigeant vers l'intérieur des terres.

Anoki redoubla d'efforts. Il parvint finalement à la plage où il se laissa échouer sans aucune grâce, ayant stupidement tenté d'aller plus vite qu'il ne le pouvait. Plus couleur de sable que de jais, il se releva et s'ébroua en bataillant pour reprendre son souffle, puis chercha la trace de celui qu'il avait suivi. En vain cependant ; les effluves de l'eau salée et du sable la masquaient.
Un peu déçu, il décida de visiter l'île et prit le trot, tout en s'émerveillant des hauts canyons qu'il contournait. Il n'était là que depuis quelques minutes lorsqu'il aperçut la silhouette de l'autre équidé un peu plus loin. Il s'arrêta et dressa les oreilles. Très vite, il vira et trotta à la rencontre de l'autre.

A mesure qu'il approchait, il se rendait compte de la taille impressionnante de l'autre, de sa musculature, de son air glacial. Il toisait le Noir de toute sa hauteur, l'air peu commode. Anoki hésita un instant face à son hostilité, mais vint tout de même se planter devant le colosse. Il leva les yeux pour les plonger dans son étrange et perçant regard vairon.
Le Noir, face à la froideur qu'affichait l'autre, tenta sans vraiment s'en rendre compte de savoir qui il était. Non à son odeur, comme l'eurent fait la plupart, non par les mots, mais par ses émotions. Pourtant, et sans doute pour la première fois de sa vie, le kerry bog se trouva au devant d'un impénétrable mur de glace, comme si le bai bloquait complètement ses sentiments. Pourtant, le Noir insista encore, et fut étonné de découvrir un tourbillon étrange au fond de lui, si profond qu'il tressaillit. La force des émotions du clydesdale frappa l'indien avec une telle violence qu'il chancela. Il ressentait une douleur acérée comme une griffe de puma, de la haine, de la fureur, et bien d'autres choses sur lesquelles il n'aurait su placer des mots. Et, étrangement, il se sentit lourd de regrets, comme s'il avait causé quelques choses affreuses.
Chassant tant bien que mal ces émotions qui s'étaient emparées de lui, et qui, semblait-il, était enfouies si profondément dans le colosse qu'il ne les ressentait plus, le Noir se redressa, encore un peu tremblant, et plongea de nouveau son regard dans celui du clydesdale.

« Que regrettes-tu donc si fort ? »



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MessageSujet: Re: « Burning sun »   Dim 4 Sep - 13:46




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L'équidé s'arrêta brusquement en découvrant le pommelé. Il le dévorait du regard malgré la distance, et le Roi apercevait dans le tressaillement de ses oreilles et de ses naseaux qu'il tentait d'identifier la menace. Mais il s'approcha néanmoins, d'un trot vif et élégant. Il se planta face au Clydesdale, relevant la tête pour le fixer dans les yeux. Durant un long moment, les deux équidés se défièrent du regard. Atlas vit l'autre plisser légèrement les yeux au bout d'un certain temps, et, soudain, il se mit à frissonner convulsivement, les yeux écarquillés. Etait-il malade ? Le Roi agita les oreilles, indécis. Il n'avait jamais eut à affronter un tel comportement, et se demandait bien quelle était sa signification.
Le Noir tituba mais parvint à retrouver son équilibre malgré ses membres tremblants. Il semblait lutter pour reprendre son souffle.

Il releva les yeux vers Atlas, l'air troublé. D'une voix rauque et lointaine, il parla enfin.

« Que regrettes-tu donc si fort ? »

Le Roi fut pris au dépourvu. Ses muscles se contractèrent d'instinct, son regard se fit plus menaçant encore, ses oreilles se plaquèrent contre son crâne. Comment cet inconnu avait-il pu deviner les terribles remords qui envahissaient le clydesdale depuis quelques temps ? Il se dressait face à l'importun, splendide dans une fureur noire comme il n'en avait pas été l'emprise depuis bien des saisons.

« Cela ne regarde que moi. » cracha-t-il d'un ton venimeux.

Atlas comprit que c'était faux. Il n'était pas le seul à avoir été brisé intérieurement par ses agissements. Il y avait une jument, quelque part, qui en souffrait atrocement. Si seulement tout avait été différent...
Son regard brûlant accrocha les iris d'un pâle smaragdin de l'autre équidé. Plus glacial qu'il ne l'avait jamais été, il lâcha :

« Qui es-tu ? »



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MessageSujet: Re: « Burning sun »   Dim 4 Sep - 14:09




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Le géant se fit aussitôt bien plus menaçant. Son regard vairon se fit plus dur, plus intense encore, ses larges naseaux frémissaient, ses oreilles plaquées contre son crâne exprimaient clairement sa fureur. Anoki recula d'un pas, craignant que l'autre ne l'attaque, mais se força à rester là. Il frémit, tout son être lui hurlait de fuir, guidé par l'instinct de survie, mais il ne pouvait se permettre d'y céder.

« Cela ne regarde que moi. »

Son ton acéré et mauvais fit tressaillir le kerry bog. Un torrent de haine s'échappait de la bête furieuse, mêlé à une vive douleur qui le consumait. Un remord sans fin, si fort et si étrange que jamais Anoki n'en avait sentit de pareils. Le Noir comprit brusquement que le clydesdale n'en voulait qu'à lui-même.

« Qui es-tu ? s'enquit-il, glacial.
_ Je me nomme Anoki. Je vis parmi les indiens. »



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MessageSujet: Re: « Burning sun »   Dim 4 Sep - 17:25




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« Je me nomme Anoki. Je vis parmi les indiens. »

Le Roi jeta un bref regard aux peintures et accessoires divers dont était affublé le tacheté. Il avait déjà compris d'où il venait, et s'en moquait. Pas plus il ne s'intéressait à son nom.

« Je ne parlais pas de ça. »

S'il parlait d'une voix glaciale et autoritaire, sa fureur semblait s'être calmée. Il se mit à tourner autour de l'indien d'un air méfiant, ne sachant comment réagir face à cet individu étrange. Représentait-il un danger, ou était-il inoffensif ? Comment avait-il su ?
Le Roi se trouvait face à un cas de figure auquel il n'avait jamais du se confronter. Il se sentait démunit, impuissant, et cela le rendait plus glacial encore qu'à son habitude. Il haïssait de ne pas se savoir maître de la situation. Ici, il était sur un territoire inconnu, seul avec cet étrange équidé qu'il ne comprenait pas. Le soleil brûlant sur sa robe sombre, et la poussière que soulevaient ses pas le rendaient plus irritable encore, semblait-il. Il était aussi insignifiant qu'un poulain nouveau-né.



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MessageSujet: Re: « Burning sun »   Dim 4 Sep - 20:15




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« Je ne parlais pas de ça. » lâcha-t-il froidement.

A présent, sa fureur semblait s'être dissipée, ou, tout du moins, un peu apaisée. Il semblait plus indécis qu'autre chose. Pourtant, Anoki ne se détendit pas. Il savait combien il était difficile aux autres de comprendre sa nature, et son hyper-empathie, et connaissait par expérience qu'il était plus prudent de le cacher. Le géant se mit à lui tourner autour d'un air irrité.
Le Noir, comprenant le sens des paroles de son dangereux interlocuteur, préféra répondre franchement, avec toute la sincérité qui lui était propre.

« Je ne sais pas. Je suis seulement tel que l'on m'a fait. »

Anoki leva, un peu timidement, voir craintivement, le regard vers le clydesdale. Le tourbillon de sa rancœur l'étourdissait et il ne parvenait pas à s'en défaire. Pourquoi avait-il fallu que cette question lui brûle les lèvres ?
Il tenta de chasser ces émotions qui n'étaient pas siennes, mais ne parvint qu'à les refouler légèrement.



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MessageSujet: Re: « Burning sun »   Dim 4 Sep - 23:24




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« Je ne sais pas. Je suis seulement tel que l'on m'a fait. »

Le noir avait répondu d'un air sincère, et Atlas se surprit à le croire.
Le plus petit leva vers Atlas des yeux emplis d'une certaine appréhension. Le Roi cessa sa marche menaçante, tel un rapace prêt à fondre sur sa proie, autour de l'autre. Il lui semblait qu'il reprenait un peu le contrôle de la situation, et cela avait quelque chose de terriblement rassurant. La crainte qu'il voyait dans les yeux verts de l'autre mâle lui était familière.

Il vint se placer de nouveau face au noir. Il l'observa quelques instants. Comment avait-il su ? Il se questionnait, ne comprenant qui était cet individu particulier qui le bouleversait. Il ne parvenait à savoir s'il devait le haïr. C'était comme si quelque chose s'était éveillé en lui.

« Es-tu digne de confiance ? »



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MessageSujet: Re: « Burning sun »   Sam 10 Sep - 23:05




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Le bai s'arrêta un instant. Les frissons spasmodiques de son garrot, marquant son énervement, son irritation, cessèrent bientôt tandis qu'il semblait retrouver son calme. Il s'avança face au Noir et le fixa quelques instants.

« Es-tu digne de confiance ? » lâcha-t-il alors.

Sa question surprit Anoki, qui cilla d'un air étonné. Le ton employait n'était pas plus agressif qu'amical. C'était une simple question, poussée par une étrange curiosité - si tel était le nom de l'étrange picotement que ressentait le kerry bog -. Le Noir réfléchit un instant. La question était étonnamment complexe, mais méritait une réponse.

« Il n'y a aucune réponse qui puisse être véridique. Nous sommes tous ce que les autres veulent que nous soyons. Nous n'existons qu'à travers le regard d'autrui, car personne ne peut vraiment se connaître lui-même. »

Il baissa la tête un peu timidement, ne connaissant pas de meilleure réponse à la question si imprévue. Troublé par les étranges émotions qui saturaient l'air et craignant de réveiller de nouveau la fureur du colosse, il préféra battre lâchement en retraite.

« Je... Je devrais y aller. Au revoir... » souffla-t-il.

Tout en parlant, Anoki avait reculé de quelques pas. A peine acheva-t-il sa phrase qu'il fit demi-tour et s'éclipsa d'un pas rapide et trébuchant, tentant de fuir au plus vite ce terrible tourbillon de sentiments qui s'était emparé de lui.
A présent, il ne souhaitait plus que retourner au camp indien et apaiser son esprit à vif auprès de la routine de la tribu.



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