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 « C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... » - Anoki

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Anoki

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MessageSujet: « C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... » - Anoki   Jeu 4 Aoû - 17:03



Anoki

« C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... »

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Prénom : Anoki.
Âge : près d'une dizaine d'années.
Origine : Irlande.
Famille : aucune.
Sexe : mâle.
Race : Kerry Bog.
Robe : pie noir avec Birdcatcher spots.
Groupe : Indiens.
Grade : Cheval du Chef (provisoire).

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Physique


Un petit éclat de ciel nocturne tombé dans ce bas-monde. Ainsi pourrait-on qualifier cet impressionnant mâle qui attire la curiosité. Si sa robe peut paraître simple, elle n'en est pas moins peu commune.
Prenez tout d'abord un noir de jais. Plus sombre que la nuit, plus profond que les abysses, plus magnifique que le ciel nocturne percé par une pluie d'étoiles filantes. Sur l'ébène de cette douce robe, ajouté quelques tâches de lumière, de poussière d'étoiles, de neige nouvelle, de pureté. Rassemblez-les par petits groupes, de trois à six, les plus petites ornant les environs des plus grosses. Et ainsi, éparses sur une robe de nuit, verrez-vous apparaître quelques étoiles en un agréable contraste.
Anoki aurait un corps entièrement noir, si n'était pas venu s'y ajouter, il y a quelques années seulement de cela, des "birdcatcher spots". Ces petites tâches blanches sont évolutives, et semblent sans cesse s'effacer et réapparaître ailleurs. Seules celles sur sa tête semblent fixes : deux sous l'oeil droit et, du côté gauche, trois sous l'oreille, trois en bas de la joue et une petite égarée au milieu de celle-ci. Si ces tâches ne sont pas dues à un quelconque gène pie, on peut aisément deviner qu'il l'est tout de même à sa queue et son toupet immaculés. Seule sa crinière est noire.
Sa robe s'orne aussi d'une fine liste déviée qui descend depuis l'épi jusqu'au naseau droit, qu'il n'atteint pas cependant. Celui-ci est la base d'une ladre rose pâle qui s'étend jusqu'au menton, sans apparaître sur son profil gauche. A cela s'ajoute quatre balzanes herminées, surmontant ses sabots d'ébène ; à mi-paturon aux antérieurs, et au boulet aux postérieurs.

Anoki, en tant que cheval du chef indien, se doit de porter des peintures. La plupart de celles qu'il arbore étaient à l'origine des peintures de guerre, d'où leur couleur rouge écarlate, mais, face aux attaques imprévues des cowboys, son cavalier a décidé de les lui laisser en permanence.
Il possède à la tête un cercle autour de l’œil montrant son excellente acuité visuelle, et trois traits fins horizontaux lui barrant le chanfrein. Ses épaules sont ornés, à droite de deux empreintes de patte, l'une de loup, l'autre de puma, animaux symbolisant les leaders, à gauche d'une trace de main renversée, qui signifie que le cheval qui la porte a ramené son cavalier d'une mission mortelle. Sa cuisse droite arbore trois empreintes de sabot qui montrent qu'il a capturé d'autres chevaux. Et, enfin, ses membres présentent deux bandes à mi-canon qui les entourent.
Il possède autour de son cou un fin lacet de cuir noir, au bout duquel est accroché un dreamcatcher ; un cercle de saule entoure un tissage noir, fin et précis, qui laisse en son centre un trou par où sont censés passer les bonnes pensées tandis que les autres sont retenues dans la "toile". Des perles ont été tissées en bas du dreamcatcher, pour y accrocher des plumes, alternant entre celles d'aigle et de geai bleu.
On retrouve deux plumes d'aigles, qui pour la tribu sont censées attirer les énergies positives et aider les prières à atteindre le Grand Esprit, juste derrière son oreille droite. Plusieurs plumes de geai bleu, qui dispersent la dépression et la tristesse, sont accrochées à la base de sa queue.

De silhouette, Anoki est superbe. Il est sans doute l'un des plus beaux spécimens de sa race. Même s'il est de sang pur, il est étonnamment grand pour un kerry bog, toisant le mètre soixante-deux environ. Personne ne sait pourquoi il est si grand comparé aux poneys de son sang.
Il a cependant hérité de toutes les caractéristiques de sa race. Une petite particulièrement élégante, avec de larges naseaux lui permettant une bonne respiration, et donc des aptitudes à l'effort. Une forte mâchoire et des dents tranchantes qui permettaient à ses ancêtres de brouter dans les landes sèches. Une encolure large, des muscles saillants qui montrent son appartenance à une race de trait. Un avant-main puissant, des postérieurs robustes, le pied sûr et l'air solide. Pourtant, ce n'est pas un mastodonte ; bien au contraire, il est taillé dans l'harmonie de ses formes. Sa silhouette est soulignée par des muscles nerveux, là où il en faut, en justes proportions. Il est l'équilibre entre la force et l'élégance, entre la souplesse, la vivacité et l'agilité. Cela fait de lui un combattant particulièrement doué, mais lui confère aussi des aptitudes à la chasse et à la traction.

En plus de son corps superbe, la nature l'a doté de crins d'une longueur étonnante et ondulés. Son toupet dissimule à moitié ses yeux verts pomme qui laissent souvent entrevoir une joie pétillante et chatouille jusqu'à ses naseaux, sa crinière cascade sur le côté gauche de son encolure et effleure son poitrail, et sa queue, relevée en un splendide panache, descend jusqu'au sol, et vole dans la brise lorsqu'il trotte ou galope.

.

Caractère


Anoki n'est pas le héro qui sauvera les siens. Il n'est pas non plus le traître qui les mènera à leur perte. Anoki, c'est... Un simple figurant. Le grand enfant, au milieu de la foule, le pitre de la classe. A la fois passionnant et exaspérant. Il rit. Il rit à ses propres blagues. On ne le comprend pas vraiment, cet étrange étalon au caractère enfantin qui s'amuse de tout et de rien, et qui rit par temps de guerre. Mais vous savez quoi ? Il s'en fout. Il rit. Il rit parce qu'il souffre. Il rit parce qu'il est perdu. Il ne rit pas parce qu'il est heureux. Anoki n'est pas heureux. Il a peur. Il a mal. Il fuit plus que tout, non pas sa propre douleur, mais celle des autres. La vie n'est qu'un jeu. Anoki n'est qu'un pion. Ou peut-être... Un fou ?

.

Histoire


Anoki a vu le jour dans une modeste ferme, pourtant réputée pour son petit élevage de kerry bogs. En effet, la famille qui y vivait élevait des poneys de trait de cette race pour les aider dans leur travail. Anoki est né de leur plus puissant étalon et de leur plus élégante jument.
Mais lorsqu'il naquit, il était déjà bien plus grand que tous les poulains que les paysans avaient pu voir naître dans leur ferme. Si son père était plutôt grand pour un kerry bog, il restait un simple poney, et rien ne pouvait expliquer la taille du nouveau-né. Sa mère, épuisée par la mise-bas, fut gagnée par la maladie. On dit venir le vétérinaire, qui conseilla seulement d'éviter des souffrances inutiles à la jument et de l'abattre. Alors on chercha une jument allaitante pour s'occuper du poulain.

Un mois avait passé depuis la naissance du poulain. Sa mère était de plus en plus faibles, jusqu'à ne plus pouvoir se lever. Anoki ne comprenait pas pourquoi sa maman ne voulait pas jouer avec lui, pourquoi elle restait allongée par terre et s'agitait sans cesse avec les rictus de quelqu'un qui souffre. Lui-même en souffrait. Mentalement tout d'abord, parce que le lien instinctif qui existait entre une mère et son fils le faisait aimer profondément la jument. Et puis, elle-même souffrait de ne pouvoir s'occuper de son poulain. Et physiquement, parce que, petit déjà, son hyper empathie qui lui faisait ressentir la douleur de celle-ci.
Un jour, les humains entrèrent dans le box. Ils passèrent rapidement un petit licol usé au poulain et l'emmenèrent dans le box voisin. Il ne comprenait pas, et attendit qu'on place sa mère avec lui. Comme elle ne venait pas, et que les hommes refermaient son box, il chercha à apercevoir la jument au travers le la paroi de bois usée qui les séparait. Il y parvint, par une interstice. Et ce qu'il vit le glaça d'effroi. Les humains pointaient un fusil vers la petite jument, et le coup partit, là, sous les yeux du poulain.

Anoki en resta traumatisé. Il eut peur de l'homme a partir de ce moment là. Mais déjà, ses propriétaires l'envoyaient à l'autre bout du pays, dans la ferme d'un homme qui avait accepté que sa jument de trait allaite le petit le temps qu'il ai l'âge d'être sevré. Là-bas, Anoki fit la connaissance de sa sœur de lait, une adorable petite alezane pétillante de vie et entièrement dévouée à l'humain, dont l'unique but était de servir dans les champs aux côtés de sa mère. Elle était à peine plus âgée, et entraîna aussitôt son nouveau frère dans ses jeux. La nouvelle mère d'Anoki était une jument pleine d'affection, une petite trait croisée à la robe baie. Il s'attacha vite à elle.
Ainsi passèrent les mois. Anoki était heureux avec sa nouvelle famille. Sa sœur avait réussit à lui réapprendre à aimer l'Homme. Le propriétaire de la pouliche et de sa mère décida finalement, face au beau mâle que devenait le poulain noir, de l'acheter à son ancien propriétaire. Ce dernier lui céda, un peu à regrets. Anoki et sa sœur grandirent donc ensemble, et furent mis au travail côtes-à-côtes, sous le regard bienveillant de leur mère. Mais un tragique accident bouleversa cette vie paisible.
C'était par un hiver glacial. Le compté était plongé sous la neige, et le propriétaire d'Anoki avait malheureusement brisé sa vieille charrue. Ne pouvant la réparer, il décida de rejoindre une autre ferme des environs, où il avait entendu dire que le paysan vendait la sienne. Il attela donc la jument baie et s'engagea sur un chemin qu'il n'avait jamais emprunté.
Mais la jument, suite à un mauvais pas, glissa sur le verglas et tomba sur un lac gelé ; la glace se brisa sous son poids, et humain et équidé furent entraînés dans l'eau glaciale, où ils moururent.

Ce fut le fils du paysan qui hérita de la ferme et des chevaux. Mais, ayant trouvé un métier plus payant, il les revendit aussitôt. Par chance, les deux jeunes traits furent achetés par le même homme ; un paysan brutal, avec une certaine addiction à l'alcool. S'ils étaient heureux de se trouver ensemble, leur nouvelle vie était affreuse. Ils étaient forcés de trimer dur, trop dur, tout le jour durant, pourchassés par un fouet qui lacérait leur chair dès qu'ils faisaient mine de ralentir. Même lorsque le soleil tapait fort, ils ne retrouvaient leur maigre seau d'eau que le soir, lorsqu'ils rentraient aux écuries. C'était de vieilles écuries à moitié en ruines, où les courants d'air se faufilaient sans mal au milieu de boxes prévus pour des chevaux de taille modeste, et non des traits. En bref, c'était une vie de souffrance qui semblait se présenter alors.

Au milieu de ce chaos, la soeur d'Anoki, la pétillante alezane, perdit goût au travail. Elle entra dans une sombre déprime, seule dans son petit box, voisin de celui d'Anoki. Elle devenait silencieuse, elle semblait avoir perdu toute joie de vivre. Anoki en souffrait, comme il souffrait de ressentir les souffrances de chaque cheval qu'il côtoyait là-bas. Il se renfermait et devenait de plus en plus solitaire.
Un jour, l'homme décida de faire pouliner l'alezane, qui ne travaillait plus assez à son goût. Il chercha un étalon dans toutes ses écuries, et choisit finalement un trait comme il le souhaitait : fort et beau. Anoki lui-même.
Ainsi fût-il obligé de saillir sa sœur. Cela le détruisit complètement. Furieux et brisé, il se mit à refuser qu'on l'approche. Il frappait, mordait, et tous les coups qu'il reçut n'y changèrent rien. Comme l'homme n'arrivait plus rien à en tirer, il l'enferma dans un box loin des autres chevaux, dans le noir le plus total, plusieurs mois durant. Il n'y venait qu'une fois par semaine pour lui remettre de l'eau et de la nourriture, appuyant toujours ses visites de coups violents qui blessaient le jeune entier jusqu'au sang.
Et puis, un jour, on le sortit de son box. L'homme avait prévu la fougue d'Anoki, et était aidé de trois autres hommes. Tant bien que même, ils parvinrent à emmener le noir jusqu'à une jument qu'il ne connaissait pas, attachée à l'extérieur.

Ainsi commença la carrière de reproducteur d'Anoki. Il fut demandé pour de nombreuses juments, venues des fermes alentours. Son propriétaire, ravi de lui avoir trouvé une utilité, pour laquelle on le payait de plus, abandonna l'idée de tenter de le faire travailler et le remis dans son box, à côté de celui de l'alezane. C'est ainsi qu'une nuit, il assista à la mise-bas de sa sœur ; des jumeaux. Mais il y eut des complications, et la jument perdit la vie, avec l'un de ses fils. L'autre, un petit mâle bai brun, était affreusement chétif, et ne ressemblait en rien à son superbe géniteur. Mais celui-ci, bouleversé, se promit de le protéger.
Par la suite, il eut de nombreux poulains, qu'il ne connut jamais. Mais sa notoriété grandit dans tout le compté, et de plus en plus de juments lui furent présentées. Son propriétaire, déçu de n'avoir qu'un poulain maigrichon pour fils de son reproducteur, le fit de nouveau saillir une de ses juments ; une belle kerry bog isabelle qu'il avait acheté depuis peu. Il s'enrichissait, et achetait de plus en plus de bouteilles. Si bien qu'un jour, il eut un accident. Les ravages de l'alcool l'avaient rattrapés.

On vendit sa ferme, on vendit ses chevaux. Alors qu'on s'intéressait à Anoki, une jeune femme vint et demanda à acheter l'étalon, ainsi que tous ses poulains qui se trouveraient là. On lui montra donc le poulain bai brun et l'isabelle, pleine du reproducteur. Elle les acheta sans discuter et repartit aussitôt.
Les trois furent envoyés à l'autre bout du pays. Ils furent installés dans une paisible ferme, plutôt luxueuse. La jeune femme y vivait avec son mari et de nombreux animaux - chiens, chats, volailles...ect... -. Ils possédaient déjà deux traits comptois et une petite ponette croisée. Ils nommèrent le poulain Tiny, et laissèrent la ponette, qui venait de perdre son propre poulain, l'allaiter. Ils placèrent Anoki dans le box voisin du sien, entre elle et l'isabelle. Ainsi fit-il la connaissance des deux petites juments auxqueles il s'attacha rapidement.

Anoki reprit vite confiance en l'humain ; ses nouveaux propriétaires étaient compréhensifs et doux, et jamais ils ne frappaient ou ne haussaient le ton méchamment. Il fut bientôt remis au travail dans les champs, aidé des deux comptois ; le mâle, toujours ronchon mais doué d'un grand cœur, et sa compagne, douce et pleine de patience.
C'est dans cette ferme que grandirent Tiny et Falling Star, la fille de l'isabelle, noire avec une petite étoile en tête. Tiny, qui longtemps était resté maigrichon et chétif, grandit brusquement. C'était un poulain timide et solitaire, mais doté d'un grand sens de l'honneur et remplit de bonne volonté. Il voulait avant tout rendre son père et sa mère adoptive fiers de lui, même si c'avait toujours été le cas. Falling Star, plus ouverte, plus malicieuse, se mit vite à jouer de ses charmes et de sa bouille d'ange pour mener tout le monde au bout du sabot. Mais sa mère veillait à ne pas lui passer tous ses caprices, malgré que l'envie, face à ses grands yeux bleus, n'en eut pas manqué. Elle prétendait souvent vouloir être poulinière, pour s'occuper de centaines de poulains adorables, même si elle ne comprenait pas ce que cela impliquait.

C'était l'année des trois ans de Falling Star. On recherchait des soldats pour l'Amérique, et des montures. Lorsque l'annonce parvint aux oreilles de l'homme de la ferme, il voulut tout de suite signer et s'engager. Il parvint à convaincre sa femme, et tous deux vendirent la ferme pour partir vers le Nouveau Continent, emportant avec eux leurs sept chevaux. On les embarqua dans la cale d'un navire à bestiaux. Commença alors une terrible traversée...
Le noir était permanent. L'air sentait le renfermé, le sang, la peur. Les chevaux n'avaient que peu d'eau et de foin, et étaient entassés par centaines, suffocants dans la chaleur en constante augmentation. Dès que l'un d'eux remuait un peu, c'était la cohue. Ils se bousculaient, et ceux qui tombaient ne se relevaient jamais. L'endroit résonnait alors de cris d'agonie et de souffrance tandis que ceux qui tenaient debout étaient poussés sur eux et les piétinaient. Et c'est ainsi que, malgré les efforts des six autres, la mère adoptive de Tiny mourut.

Le voyage prit fin après de longs mois d'effroi. On débarqua les chevaux. Leurs propriétaires devaient arriver par un autre navire, quelques heures plus tard. Et les humains du navire à bestiaux, après avoir décharger leur cargaison, firent un rapide état des équidés. Ceux qui étaient trop mal en point étaient abattus froidement. Ainsi, le mâle comptois, qui avait reçut un mauvais coup et dont la plaie s'était infectée, fut au nombre des victimes.

Lorsque les propriétaires d'Anoki vinrent chercher leurs chevaux, ils furent horrifiés de découvrir l'état des survivants et la mort des deux autres. Ils n'avaient jamais voyagé, et ne savaient rien des navires à bestiaux ; lorsqu'ils avaient confiés les sept chevaux à l'équipage, on leur avait affirmé qu'ils seraient bien traités, et, naturellement, ils les avaient crus.
Ils repartirent, furieux, effondrés et dégrisés, avec leurs cinq derniers chevaux. Ils pensaient prendre directement le train jusqu'au Fort où on recherchait de la cavalerie, mais, au vu de l'état de leurs équidés, préférèrent demander asile dans un petit village précaire des environs. Ils y soignèrent les cinq chevaux et, lorsqu'ils eurent suffisamment de forces, reprirent la route jusqu'au chemin de fer.

Le voyage fut long, mais, heureusement, bien plus confortable que le navire. Il y avait du foin frais et de l'eau à disposition, et l'on s'arrêtait souvent aux gares où l'on vérifiait les wagons. Ils parvinrent sans encombre dans le Cimarron, où leurs propriétaires revinrent les chercher pour finir le chemin jusqu'au Fort.
Anoki fut mis aux écuries avec les autres. On les laissa en paix plusieurs jours, puis les humains décidèrent de s'en occuper, sans même demander l'accord de leurs propriétaires. La comptoise fut la première à passer. On la ferra, on lui coupa les crins. Puis on la marqua au fer des initiales "U.S.". Tiny et Falling Star furent les suivants. Ils subirent les mêmes choses. Puis, au moment où l'on sortait l'isabelle, les deux propriétaires arrivèrent, furibond. Ils ordonnèrent qu'on laissât leurs chevaux tranquilles et allèrent droit vers le chalet du colonel.

Ils obtinrent qu'on ne fasse que ferrer l'isabelle et Anoki, et que l'on ne coupe plus les crins des trois autres. Peu après leur arrivée, le colonel lança une attaque contre les indiens. Anoki fut choisit pour participer, monté par son propriétaire. A contre-cœur, ils durent accepter que l'isabelle, ainsi que Tiny, soient également de la bataille.

Ce fut un chaos épouvantable. Anoki tentait de rester auprès de son fils, mais ils furent séparés. Il se souvient seulement de la douleur qu'il ressentait, des corps qui tombaient, de l'air qui vibrait, et soudain, le poids sur son dos disparut. Affolé, il continua de galoper sans savoir où. Il se retrouva un instant face-à-face avec l'isabelle. La jument portait sur le dos le corps inerte de son cavalier. Elle aperçut Anoki et galopa dans sa direction. Soudain, elle fut comme foudroyée. Elle eut un bref sursaut, son regard écarquillé se ternit, et elle s'écroula, touchée par une balle perdue.

Anoki demeura figé sur place. Lorsque vint la fin du combat, les indiens le capturèrent sans mal. Il fut placé dans un enclos avec une poignée d'autres chevaux capturés pendant la bataille, le temps que les indiens reconstruisent sommairement leur camp. Puis, ceux-ci vinrent découvrir les nouvelles montures, et les séparèrent. Anoki, au début, se montra distant avec ces nouveaux hommes. Mais un humain se rapprocha vite de lui. Il vint le voir chaque jour, lui parait, et peu à peu, gagnait sa confiance. Lorsqu'il pu le caresser, il le nomma Anoki. Rapidement, il parvint à le monter, et ils apprirent à se connaître. Il lui offrit ses peintures, ses plumes, au fil des exploits qu'ils firent ensemble.
C'était le chef des indiens. Il avait perdu sa monture pendant le combat, et, malgré son deuil, avait tout de suite aimé Anoki.

Anoki ne sait pas ce qu'il est advenu de ses deux poulains et de la comptoise. Il donne parfois encore des poulains aux indiens, et est devenu inséparable avec le chef. Ils ont déjà fait un long chemin ensemble, et le kerry bog espère qu'ils le resteront encore bien des années.

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Dernière édition par Anoki le Ven 5 Aoû - 20:28, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: « C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... » - Anoki   Jeu 4 Aoû - 19:57

Re bienvenue futur esclave What a Face


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MessageSujet: Re: « C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... » - Anoki   Jeu 4 Aoû - 19:59

Re bienvenue votre Altesse. xD




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MessageSujet: Re: « C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... » - Anoki   Jeu 4 Aoû - 20:24

Le contraste des salutations What a Face
Le Roi te remercie, Moon :3
Tâchue, c'est plutôt toi qui va encore être victimisée xD Girafe What a Face
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MessageSujet: Re: « C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... » - Anoki   Jeu 4 Aoû - 21:07

J'espère pas '-'
XD
C'pas bien d'agresser les girafes ! What a Face


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MessageSujet: Re: « C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... » - Anoki   Ven 5 Aoû - 14:00

Mon chef a deux personnalité ! Comme gollum ! UNICORNS



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MessageSujet: Re: « C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... » - Anoki   Ven 5 Aoû - 14:14

-GARDE à VOUS effectuer chef !
-Que dit T'on ?
-Re-bienvenue votre Altesse. X)

xD Je te garde une place au chaud à coter d'Hurri :3.



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MessageSujet: Re: « C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... » - Anoki   Ven 5 Aoû - 18:40

Fichus finitus **
Manque plus que le kit et le rp-test... xD

EDIT : Finit et validoche :D



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MessageSujet: Re: « C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... » - Anoki   

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« C'était comme un sourire qui sonnait trop faux... » - Anoki
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